Un Américain poursuit le chirurgien qui lui a causé une érection de huit mois

INSOLITE Le procès pour des faits remontant à décembre 2009 a débuté lundi au tribunal du comté de New Castle dans l'Etat du Delaware...

C.P.
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Illustration d'un médecin à l'hôpital.
Illustration d'un médecin à l'hôpital. — POUZET/SIPA

Il voulait un implant pénien, il a dû subir une érection ininterrompue pendant huit mois… et de nombreuses séquelles. Selon le site d’information locale Delawareonline qui suit le procès, Daniel Metzgar, un chauffeur de poids-lourds de 44 ans originaire de Newark, a décidé de poursuivre pour erreur médicale l’urologue Dr. Thomas J. Desperito qui avait réalisé son implant pénien il y a plus trois ans.

Selon le plaignant, cette prothèse composée de cylindres gonflables placés à l’intérieur du conduit pénien, d’un réservoir de fluide sous la paroi abdominale et d’une pompe à l’intérieur du scrotum n’aurait pas fonctionné normalement, lui causant une érection continue pendant huit mois.

Une situation handicapante pour des tâches de la vie quotidienne comme «aller chercher le journal, conduire une moto ou assister à des événements familiaux» a fait valoir son avocat lors de la première journée d’audience. «Je me suis senti moins qu’un homme» a expliqué le plaignant qui cherchait au contraire à améliorer sa vie amoureuse.

Un pénis 50% plus court et désensibilisé

Les avocats du médecin lui opposent qu’il aurait dû se rendre compte plus tôt que quelque chose clochait quand après l’intervention son scrotum avait atteint la taille d’un ballon de volleyball. Au lieu de ça, il aurait attendu le mois d’avril pour signaler un problème. Enfin, ils soulignent que contrairement aux conseils du médecin qui préconisait fin avril 2010 de retirer la prothèse, le patient n’aurait rien fait pendant plusieurs mois.

Privé de son assurance maladie en décembre 2009, il rétorque qu’il ne disposait pas des 10.000 dollars demandés par le praticien pour cette nouvelle opération. Depuis, il a obtenu une nouvelle prothèse d’un autre médecin mais assure que les cicatrices laissées par la précédente intervention ont réduit la taille de son pénis de 50% et que ses sensations ne sont plus le mêmes. Il demande donc des dommages et intérêts au praticien et à son groupe médical.