Asos retire des ceintures radioactives de son catalogue

FASHION VICTIM La marque a dû rappeler les modèles déjà vendus, après qu’un rapport a conclu que, portée plus de cinq cents heures, la ceinture peut être dangereuse pour la santé...

Bérénice Dubuc

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Capture d'écran du site de vente de vêtements en ligne britannique Asos.
Capture d'écran du site de vente de vêtements en ligne britannique Asos. — 20 MINUTES

Des articles de mode contenant un composant radioactif. Le vendeur en ligne britannique de vêtements Asos a dû retirer de la vente et rappeler quarante-neuf ceintures piquetées de quelque 800 pièces de métal déjà vendues dans quatorze pays, car elles contiennent un composant radioactif, du cobalt 60, rapporte le Guardian.

C’est un rapport interne de la firme, que le journal britannique a pu consulter, qui explique qu’«aucune de ces ceintures n'est adaptée à un usage public», et que leur port pendant plus de cinq cents heures peut provoquer des problèmes. Selon le vendeur en ligne anglais, aucun autre accessoire ou vêtement n’a été contaminé. Il rejette la faute sur l’un de ses fournisseurs, la société Haq International, qui fabrique l’accessoire en question.

Asos réclame 117.000 euros de dédommagement à Haq

Selon Asos, Haq aurait de plus vendu 641 de ses ceintures radioactives ailleurs dans le monde. Son rapport souligne que «ce type d'incident est fréquent» car l'Inde utilise «des métaux recyclés provenant du monde entier», et «lors du nettoyage de ces métaux, il arrive que des morceaux radioactifs se retrouvent accidentellement mêlés, contaminant l'ensemble du processus». Mais des tests réalisés par le Guardian et une agence indépendante de protection de la santé, la Health Protection Agency, révèlent que les ceintures vendues par Haq et par Asos ne correspondent pas.

Asos réclame 100.000 livres (environ 117.000 euros) en guise de dédommagement à Haq et a suspendu le versement de 64.000 livres (75.000 euros) qu’il lui devait. En conséquence, Haq, basé en Inde, a dû fermer son usine dans la province de l'Uttar Pradesh. Dix-huit ouvriers, au chômage depuis cinq mois, y manifestent quotidiennement avec des pancartes incriminant les dirigeants d'Asos.