Bill Clinton pourrait être président de la République... française

VIDÉO 'ancien président américain s'amuse du fait qu'il a légalement le droit d'être candidat à la présidentielle en France...

Nicolas Bégasse

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Capture d'écran d'une interview vidéo de Bill Clinton par CNN, le 26 septembre 2012.
Capture d'écran d'une interview vidéo de Bill Clinton par CNN, le 26 septembre 2012. — 20MINUTES.FR

Il n’est pas si vieux (66 ans) et est encore fringuant. Celui qui fut président des Etats-Unis de 1993 à 2001 se verrait bien reprendre son costume de chef d’Etat, a-t-il confié mercredi. Mais comme il a épuisé son nombre de mandats autorisés aux Etats-Unis, il pourrait candidater en Irlande ou… en France.

Faisant face sur CNN au présentateur britannique Piers Morgan, Bill Clinton a répondu sur le ton humoristique à la proposition du journaliste: «Nous sommes en train de changer les règles électorales en Grande-Bretagne: vu que vous ne pouvez plus être président ici (aux Etats-Unis), nous vous verrions bien Premier ministre en Angleterre.»

Souriant, Clinton indique qu’il n’y a «que deux pays où je peux devenir chef d’Etat». «Si je déménage en Irlande et que j’y achète une maison, je peux être candidat à la présidence de l’Irlande grâce à mon ascendance irlandaise.» Mieux: Bill Clinton, soutien de Barack Obama dans la présidentielle américaine, pourrait être candidat en France. «Je suis né dans l’Arkansas, qui fait partie des terres cédées lors de la vente de la Louisiane. Or, toute personne née dans un endroit du monde qui a fait partie de l’Empire français, qui vit au moins six mois en France et qui parle français peut être candidat à la présidence.»

Mauvais français

Mais Bill Clinton, toujours sur le ton de la plaisanterie, relativise ses chances d’être élu: «J’ai déjà été bien placé dans un sondage pour la présidentielle en France. Mais dès qu’ils entendront mon mauvais français et mon accent sudiste, je tomberai à un seul chiffre dans les sondages et je serai grillé.»

Dans la fin de l’extrait, l’ancien président reprend son sérieux pour exprimer un petit regret: «Le système électoral que nous avons (aux Etats-Unis) a peut-être tué quelques opportunités. Vous savez, j’étais jeune (à la fin de mon second mandat), j’aurai pu en faire un troisième…» Il peut avoir un autre regret: comme l'explique Slate.fr, le passe-droit lié à sa naissance dans l'Arkansas qu'évoque Bill Clinton n'est plus en vigueur.