A Rome, une clameur s'élève

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Une immense clameur s'est élevée à l'unison dimanche soir à Rome immédiatement après la fin de la finale Italie-France du Mondial-2006 de football remportée par la Squadra Azzurra (5 tirs au but à 3, 1-1), les hurlements de joie se répandant dans les rues.
Le Circo Massimo, stade antique où plus de 150.000 personnes se sont rassemblées pour suivre le match, s'est transformé en une marée de bras agitant des drapeaux, offrant des scènes de liesse et d'embrassades à n'en plus finir.
Sur les rives du Tibre, fumigènes et feux d'artifice sont immédiatement montés dans la nuit.
Et quelques minutes seulement après le coup de sifflet final, des centaines de scooters ont commencé à converger klaxons hurlants vers la Piazza Venezia, un des traditionnels lieux de rassemblement d'après-match.
"On est les meilleurs, vive l'Italie, vive l'Italie!", se sont mis à crier des jeunes regagnant en hâte leurs véhicules pour entamer un rodeo sur les quais, seule partie de la ville non bouclée par les forces de l'ordre.
"Je n'y crois pas, c'est une fable, c'est magnifique de gagner après avoir tant souffert", a commenté Chiara, 29 ans, qui a assisté à la victoire des Azzurri depuis le Circo Massimo.
"C'est la plus belle émotion de toute ma vie, nous sommes champions du monde", hurle à côté d'elle Giovanni, 23 ans.
Gabriele, 21 ans, avoue n'avoir "jamais éprouvé une telle joie. On a beaucoup souffert mais la grande défense a tenu bon et notre capitaine Cannavaro a été impérial", raconte-t-elle.
"Italia, Italia", scandaient pour leur part les jeunes rassemblés sur un Campo dei Fiori noir de monde, où des jeunes filles se baignaient dans la fontaine.
"Désolés pour vous les Français, mais c'est le jeu. Le match était très équilibré", a commenté un couple d'Italiens à des expatriés venus regarder le match dans le quartier du Trastevere.
Et pour Jean, Français d'une cinquantaine d'années, "c'est bien dommage que Zidane termine une aussi grande carrière par un geste aussi moche".
Le capitaine français a été expulsé dans la seconde période (110) de la prolongation pour avoir donné un coup de tête dans la poitrine de l'Italien Marco Materazzi.