Les politiques tirent profit de l'euphorie nationale

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Dominique de Villepin mercredi à Munich, écharpe tricolore au cou, Jacques Chirac dans les tribunes deFrancfort pour France-Brésil… les hommes politiques semblent vouloir s’afficher à l’unisson de la ferveur populaire. « Le foot renforce le pouvoir en place, et Chirac exulte car il capte ce qui se passe », assure Marc Perelman, auteur deLe Football, la peste émotionnelle (Gallimard).Entre
juin et juillet 1998, Chirac était passé de 48 à 59 % d’opinions favorables, et Jospin de 52 à 59 %.