«Mission: Impossible»: les dessous d’une série culte

SERIE A l'annonce du décès de Peter Graves de «Mission: Impossible», c’est l'occasion de se pencher sur la série…

Laure Beaudonnet

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La série télévisée Mission:Impossible avec Peter Graves.
La série télévisée Mission:Impossible avec Peter Graves. — no credit

Peter Graves, l’acteur principal de la série «Mission: Impossible», est mort dimanche 14 mars. Une occasion de plonger dans l’univers de cette équipe d’espions qui n’a cessé d’inspirer la télé et le cinéma. La série culte des années 1960 suit les aventures de Jim Phelps (Peter Graves) et de son équipe chargée d’effectuer des missions… impossibles. Tous experts dans un domaine, ils sont capables de tout. Dans chaque épisode, l’équipe reçoit des instructions laissées sur une cassette qui s’autodétruit après son écoute. Difficile d’oublier la célèbre phrase: «Bonjour M. Phelps, votre mission, si toutefois vous l’acceptez…». La série connaît un tel succès que son créateur, Bruce Geller, décide d’en faire une suite dans les années 1980, toujours avec Peter Graves dans le rôle principal mais, cette fois, entouré de nouveaux agents. Elle ne parvient cependant pas à séduire le public.



 

Un héros qui en rappelle un autre

Jim Phelps n’est pas sans rappeler le héros mythique de Ian Fleming : James Bond. Non seulement, l’agent secret de Mission: Impossible sévit pendant la guerre froide dans un contexte politique très incertain, mais il parvient à surmonter des obstacles et des situations inextricables. Toutefois, Jim Phelps a bien une caractéristique qui le différencie du personnage de Fleming: il dispose de moyens parfaitement sophistiqués, de la chirurgie esthétique à la micro-informatique, rien ne lui échappe.

Du petit au grand écran

La série a inspiré le grand écran et des cinéastes de talents. Le premier à s’y être intéressé en 1996 est Brian de Palma, réalisateur de nombreux films à suspense, largement influencés par le cinéma d’Hitchcock, tels que Pulsions ou Body Double. Il met en scène Tom Cruise dans le rôle principal. Jean Reno et Emmanuelle Béart sont également à l’affiche. Le film est un carton. Le premier long-métrage d’une saga sur grand écran. En 2000, le cinéaste hong-kongais John Woo (Volte/face, Broken Arrow) met la main à la pâte et reprend le même acteur pour incarner l’agent secret. En 2005, c’est au tour de J.J Abrams, réalisateur de séries à succès (Alias, Lost), de se pencher sur le troisième volet, M:I:III, toujours avec l’icône américaine de la scientologie. C’est la première fois qu’un jeune réalisateur obtient un tel budget pour un premier film. Toujours plus d’effets spéciaux et de cascades, le troisième long-métrage est encore un succès. A venir, la sortie du quatrième volet en 2011. Pourra-t-il faire mieux ?

 

Une musique emblématique

Tout le monde connaît la musique de la série, mais qui l’a créée? Lalo Schifrin en est l’auteur. Pianiste et chef d’orchestre argentin, il a également créé celle de Bullitt, de Peter Yates ou de L’Inspecteur Harry, de Don Siegel. Tous les films reprennent le thème de la série. Mais l’épisode de John Woo a particulièrement marqué pour sa bande originale fournie de célébrités : Limp Bizkit, Metallica et Hans Zimmer y apparaissent.