Jean-Marc Rouillan porte plainte pour non-assistance à personne en danger

TERRORISME Le détenu se dit privé de soins...

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Jean-Marc Rouillan, 55 ans, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe, a vu jeudi son régime de semi-liberté révoqué par le tribunal d'application des peines (TAP) siégeant à Marseille, a annoncé à l'AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.
Jean-Marc Rouillan, 55 ans, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe, a vu jeudi son régime de semi-liberté révoqué par le tribunal d'application des peines (TAP) siégeant à Marseille, a annoncé à l'AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalanset. — Michel Gangné AFP/Archives

Jean-Marc Rouillan a porté plainte pour non-assistance à personne en danger, estimant être privé de soins pour la maladie rare dont il souffre.

Le procureur de la République de Toulouse a confirmé le dépôt, début décembre, de cette plainte contre X de la part du cofondateur du mouvement armé d'extrême gauche Action directe (AD), condamné à la perpétuité et incarcéré depuis 1987.

Pathologie rare

Jean-Marc Rouillan dit être laissé sans soins depuis que des médecins ont diagnostiqué chez lui, en mai, une pathologie rare, la maladie d'Erdheim-Chester qui s'attaque principalement au système osseux.

Il est pourtant «parfaitement établi que le service de médecine interne du Centre hospitalier Pitié-Salpétrière (à Paris) est le seul service à pouvoir lui apporter des soins», affirme son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dans la plainte qu'il a déposé.

«Consulté aucun médecin spécialiste»

Jean-Marc Rouillan, jusqu'alors détenu à la prison marseillaise des Baumettes, a été transféré le 27 octobre au centre de détention de Muret, près de Toulouse. Là encore, «il n'a consulté aucun médecin spécialiste de cette maladie», dénonce la plainte. Son avocat avait écrit à la Chancellerie courant octobre pour demander le transfèrement de Jean-Marc Rouillan en région parisienne.

«Il apparaît que dans les dernière semaines, Jean-Marc Rouillan présente des signes d'atteinte neurologique centrale», précise encore le texte.

Semi-liberté révoquée

Jean-Marc Rouillan, 56 ans, a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité dans les années 1990 pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et d'un ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985.

Rouillan, incarcéré depuis 1987, avait bénéficié de décembre 2007 à octobre 2008 d'une semi-liberté. Ce régime lui avait été retiré après qu'il eut enfreint, en s'exprimant dans l'hebdomadaire L'Express, l'obligation de ne pas évoquer les faits lui ayant valu d'être condamné.

Avec agence