Nicolas Sarkozy livre son sentiment sur l’interdiction des minarets

POLEMIQUE Le chef de l’Etat estime que les populations veulent «garder leur identité»...

J.C. avec agence

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Le président de la République, Nicolas Sarkozy, présente son "plan cancer II" à Marseille, le 2 novembre 2009.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, présente son "plan cancer II" à Marseille, le 2 novembre 2009. — GUILLAUME HORCAJUELO/EPA/SIPA

 Nicolas Sarkozy a évoqué mardi, lors d'une réunion avec des députés UMP, l'interdiction des minarets en Suisse. Il estime que le résultat du référendum helvétique traduit la crainte, plus générale, des populations de voir leur pays «dénaturé», selon plusieurs participants.

 
«Il nous a dit que c'était l'illustration que les gens, en Suisse comme en France, ne veulent pas que leur pays change, qu'il soit dénaturé. Ils veulent garder leur identité. Selon l'analyse du Président, les Français ne veulent pas voir des femmes en burqa dans la rue. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont hostiles à la pratique de l'islam», a raconté à l'AFP un des députés.
 
«Très confiant» pour les régionales
 
Le chef de l'Etat a reçu en fin de journée une trentaine de membres du Club de la Boussole, qui se veut, selon son président François Cornut-Gentille, «le centre de gravité de la majorité» regroupant des députés UMP de tous horizons (gaullistes-sociaux, libéraux, chiraquo-villepinistes...).
 
Nicolas Sarkozy s'est dit par ailleurs «très confiant» sur les régionales, réaffirmant qu'à l'avenir, le mode de scrutin à un tour pour les futurs conseillers territoriaux était «souhaitable» et le «mieux adapté» à l'UMP.

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