huit tonnes de galettes de fioul à Noirmoutier

POLLUTION Depuis vendredi...

Avec agence

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Carte de localisation de l’île de Noirmoutier
Carte de localisation de l’île de Noirmoutier — Ide

Huit tonnes de galettes de fioul ont été collectées sur les plages de Vendée depuis vendredi et 17 chantiers de dépollution étaient en activité dimanche sur l'île de Noirmoutier et sur le littoral, plus au sud.

Douze chantiers de ramassage ont ainsi été ouverts sur les communes insulaires de Barbâtre, L'Epine, La Guérinière et Noirmoutier et cinq autres sur une portion de côte de 8 km allant de La-Barre-de-Monts à Notre-Dame-de-Monts, «deux communes du continent bien impactées, où les galettes ont commencé à arriver samedi soir», a précisé à l'AFP Isabelle Forestier, porte-parole des pompiers de Vendée.

25 cm de diamètre

Au total, 102 sapeurs-pompiers, 29 agents municipaux et 13 engins des services techniques étaient mobilisés dimanche matin, un poste de commandement à la mairie de Barbâtre coordonnant les opérations.

Des galettes d'hydrocarbure pouvant atteindre 25 cm de diamètre et dont on ignore pour l'instant l'origine ont également souillé le littoral de Loire-Atlantique, entraînant une interdiction d'accès à plusieurs plages de Pornichet, Saint-Brévin-les-Pins, Pornic et Batz-sur-Mer, commune à l'épicentre de la marée noire de l'Erika.

Dégazages

Aucune trace de pollution en mer n'a été relevée. Mais la zone connaît depuis plusieurs jours une météo défavorable, avec des vents forts et de la houle, susceptibles de faire remonter à la surface des pollutions antérieures déposées au fond de la mer, selon un expert interrogé par l'AFP.

Cette hypothèse est cependant contredite par Bernard Fichaut, géographe et spécialiste des pollutions marines, selon lequel cette pollution seraient plutôt due à des dégazages en mer.

Nappes de fioul

Cet enseignant de l'université de Brest a indiqué à l'AFP que des «boulettes» avaient été retrouvées «à Plougonvelin, près du Conquet (Finistère) il y a environ une semaine, provenant certainement d'un dégazage» et que par ailleurs, «après le naufrage de l'Erika fin 1999, les nappes de fioul au fond de la mer, proches des côtes, ont été traitées».

Selon des chiffres communément avancés par des experts, les déballastages ou dégazages sauvages de navires en mer sont à l'origine d'une pollution des océans 8 à 10 fois supérieure à celle des naufrages accidentels de pétroliers.

Des prélèvements ont été effectués pour tenter de déterminer l'origine des produits polluants retrouvés ce week-end. Une plainte a été déposée auprès du procureur de la République à Saint-Nazaire.