Luc Chatel réagit à l'opposition d'élèves parisiens à leur professeur

EDUCATION Le ministre de l’Education souhaite que des sanctions soient prises…

J.C. avec agence

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  — POUZET / SIPA

 Une lettre qui fait couler beaucoup d’encre. Celle des élèves d'une terminale technologique du lycée Jean-Lurçat à Paris qui voulaient changer de professeur d'anglais parce qu'elle leur interdisait l'usage des téléphones portables en classe. Le ministre de l'Education Luc Chatel a annoncé mardi une enquête et des sanctions contre les auteurs de la missive.

«Les équipes mobiles de sécurité vont se rendre dans l’établissement pour procéder à une enquête et faire en sorte que les responsables de cette lettre soient sanctionnés», a déclaré le ministre sur RTL.

«Ce ne sont pas les élèves qui font les classes»

Cette professeur d'anglais de 58 ans, Claudine Lespagnol, souhaitait pouvoir faire ses cours dans de bonnes conditions, et donc adressait des remarques aux lycéens qui utilisaient leurs téléphones et envoyaient des SMS en classe.

Après avoir demandé au proviseur un changement d’enseignant, sans succès, des élèves ont écrit à Mme Lespagnol une lettre d'insultes, signée de «la TSTG2» (terminale sciences et technologies de la gestion 2 où ils lui demandaient de changer de comportement.

«On ne peut pas imaginer un renversement de situation, a affirmé le ministre. Ce ne sont pas les élèves qui font la classe.»

Jeudi dernier, en signe de solidarité avec leur collègue, les enseignants du lycée avaient débrayé. Ils avaient alors exprimé le sentiment de ne pas être soutenus par la direction de l'établissement et le rectorat de Paris.