Somalie: le contact serait rompu avec les ravisseurs des otages français

ENLEVEMENT Claude Guéant s'est toutefois voulu rassurant...

Avec agence

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L'hotel Sahafi à Mogadiscio (Somalie) où deux agents français ont été enlevés, mardi 14 juillet 2009, par une douzaine d'hommes armés.
L'hotel Sahafi à Mogadiscio (Somalie) où deux agents français ont été enlevés, mardi 14 juillet 2009, par une douzaine d'hommes armés. — AFP/Abdurashid ABIKAR

Tous les contacts entre les autorités somaliennes et les extrémistes islamistes qui détiennent deux agents des services de renseignement français étaient rompus dimanche, a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut responsable des services de sécurité somaliens.

«Il semble que les espoirs de négociations pour libérer les otages français diminuent (...) car tous les contacts avec les ravisseurs sont rompus jusque présent et le gouvernement ne sait pas où se trouvent les deux hommes», a expliqué ce haut responsable.

Toutefois, à Paris, le secrétaire général de la présidence française, Claude Guéant, a assuré que «des messages» passaient entre la France et le groupe qui détient les Français mais que des négociations n'étaient «pas engagées à proprement parler». Il a ajouté sur Europe 1 avoir eu «des nouvelles rassurantes», ajoutant que les deux hommes étaient «bien traités», mais il a souligné que les autorités françaises étaient «submergées par une profusion d'informations contradictoires».

Jugés pour espionnage

Les deux agents français enlevés mardi à Mogadiscio vont être jugés pour «espionnage» selon la loi coranique, ont annoncé samedi les extrémistes islamistes des shebab qui les détiennent. Selon les autorités somaliennes, les deux otages ont été «éloignés» de la capitale somaliennes par les shebab.

Les insurgés islamistes mènent une offensive sans précédent pour renverser le gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale. Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon.