Yemenia doit faire de «gros efforts» si elle ne veut pas être sur la liste noire

CRASH La France laisse planer la menace d'une inscription de la compagnie aérienne sur la liste européenne des transporteurs dangereux...

Avec agence

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  — M. LANGSDON / REUTERS

Le verdict de Dominique Bussereau est sans appel. Sur RTL ce vendredi, le secrétaire d’Etat aux Transports a déclaré que Yemenia était «sous étroite surveillance. Si elle ne veut pas aller sur la liste noire, elle aura de gros efforts, de très gros efforts à accomplir».

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Il a également annoncé la mise à disposition -  à partir de la mi-juillet - de la liste noire européenne sur le site Internet de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

La volonté d’établir une liste mondiale

Mais cela ne suffit pas pour le secrétaire d’Etat, qui milite aussi pour la mise en place d’une liste noire mondiale. Une demande relayée par la Commission européenne depuis l’accident de l’Airbus A310 au large des Comores.

Si elle est consciente que l’inscription sur une liste noire mondiale pourrait être vécue comme stigmatisante par les pays concernés, la Commission européenne est bien décidée à défendre l’idée de cette liste la semaine prochaine, à l’occasion de rencontres avec le président de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et les responsables de l'Association internationale du transport aérien (IATA).

En outre, le Comité pour la sécurité aérienne de l’UE, qui s’est réuni cette semaine pour actualiser la liste noire européenne, devrait rendre sa nouvelle liste dans une dizaine de jours. «Elle comportera des entrées et des sorties» promet Alessandra Zampieri, responsable des questions de sécurité aérienne à la Commission européenne.

Les syndicats veulent plus

De leur côté, la CGT et la confédération des travailleurs comoriens estiment que «la sécurité du transport aérien ne peut se limiter à l'élargissement d'une liste noire, fusse-t-elle mondiale». Les syndicats réclament donc au plus vite la mise en œuvre d’une desserte abordable pour les Comores, «assurée de bout en bout par les personnels et les moyens de la compagnie Air France.»