Grippe A (H1/N1) à Toulouse: Le nombre de cas confirmés passe de 7 à 10

SANTE 17 cas sont toujours en attente de résultats...

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Dixt cas de grippe porcine ont été détectés chez des élèves d'un même collège du sud du pays, près de Toulouse.
Dixt cas de grippe porcine ont été détectés chez des élèves d'un même collège du sud du pays, près de Toulouse. — AFP

Le nombre de cas de grippe A/H1N1 confirmés parmi les collégiens de Quint-Fonsegrives près de Toulouse est passé de 7 à 10 lundi soir. Les investigations ont été étendues dimanche et lundi à tous les élèves de la classe de 6e3 où avaient été recensés les sept premiers cas de grippe pendant le week-end. Trente élèves ont ainsi subi des prélèvements: 10 cas de grippe sont avérés, 3 tests sont négatifs et 17 sont en attente de résultats.

La préfecture a précisé que 15 enfants étaient actuellement hospitalisés, 12 dans le service des maladies infectieuses de l'hopital Purpan et 3 dans une clinique de l'Union en banlieue toulousaine. Ils seraient tous dans «un état de santé satisfaisant».

Une réunion d’information a été organisée

L'état des jeunes gens n'inspirait lundi aucune inquiétude particulière, la maladie n'étant «pas plus grave qu’une grippe saisonnière», selon Anne-Gaël Baudouin-Clerc, directrice de cabinet de la préfecture de Haute Garonne. Des masques et des traitements antiviraux Tamiflu ont cependant été distribués aux élèves de 6e3, dans laquelle se trouvaient les élèves contaminés. Lundi, une réunion d’information a été organisée au collège Quint-Fonsegrives pour rassurer les parents d'élèves à la suite à l'hospitalisation de sept élèves atteints par le virus H1N1, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Purpan a rappelé qu'il ne sert à rien de céder à la panique.

Le ministère de la Santé faisait état vendredi de 80 cas confirmés en France de grippe A/H1N1, dite «porcine», depuis la fin avril, dont 68 importés par des voyageurs et 12 personnes «d'une très grande proximité» avec des gens revenus de l'étranger. Jeudi dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé son niveau d'alerte au niveau maximal de 6, annonçant officiellement la première pandémie du siècle. La France reste toutefois au niveau 5 d'alerte. Passer au niveau d'alerte maximale «serait sans doute prématuré car ce n'est qu'une suspicion de cas groupés. Il faut qu'on pousse un peu plus loin les investigations», a estimé Didier Houssein.