Elise : un accord à l'amiable se profile

ENLEVEMENT Les parents de la fillette de 3 ans, qui se disputent sa garde, pourraient trouver un terrain d'entente mercredi...

R.G avec agence

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Le médiateur a préparé plusieurs projets d'accord à l'amiable, qu'il présentera mercredi aux parents d'Elise.
Le médiateur a préparé plusieurs projets d'accord à l'amiable, qu'il présentera mercredi aux parents d'Elise. — AFP
Les négociations entre les parents de la petite Elise sont sur le point d'aboutir. Mercredi, le médiateur moscovite Anatoli Koutcherena soumettra un projet d'accord à l'amiable à la mère russe incarcérée à Budapest. Arrêtée le 12 avril en Hongrie en vertu d'un avis de recherche d'Interpol, Irina Belenkaïa s'apprêtait à gagner l'Ukraine puis la Russie. Avec l'aide de deux hommes, elle avait enlevé sa fille des bras de son père en pleine rue à Arles, le 20 mars.

«Le 6 mai, j'irai à Budapest pour obtenir l'accord de (la mère) Irina Belenkaï concernant les dispositions que nous proposons. Les mêmes éléments seront soumis au père, Jean Michel André», a précisé ce lundi le médiateur au cours de la conférence de presse commune avec les avocats des parents. S'il n'a pas voulu revenir sur les conditions de l'accord, Anatoli Koutcherena maintient qu'il serait «irréaliste» qu'Elise alterne les gardes entre la France et la Russie. Le bien être de l'enfant doit prévaloir selon le médiateur, qui souhaite qu'Elise «aille à l'école et communique avec ses amis».

Irina Belenkaïa toujours en attente d'une éventuelle extradition

Depuis le 14 avril, la fillette de 3 ans est revenue en France et vit avec son père. Alors qu'Irina Belenkaïa est toujours dans l'attente d'une éventuelle extradition vers la France, Jean-Michel André fait l'objet d'une enquête en Russie. Il avait récupéré Elise en septembre 2008 après l'avoir arraché à sa nounou russe.

Devant le progrès effectué, les avocats des deux partis se sont montrés satisfaits. «Je crois que dans les semaines qui viennent, un contact sera rétabli non seulement entre les parents vis-à-vis de l'enfant, mais que l'enfant pourra envisager de manière harmonieuse son avenir avec ses deux parents», s'est enthousiasmé Grégoire Rincourt, avocat d'Irina Belenkaïa. L'avocat du père, Viktor Gioia, a déclaré de son côté: «Nous n'allons pas essayer (de trouver une solution), nous allons réussir.»