Jean-Marie Le Pen a réussi à se mettre tout le Parlement européen à dos

POLITIQUE Tous les grands groupes de l'hémicycle veulent désormais l’empêcher de présider la session inaugurale en juin prochain...

Avec agence

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Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré vendredi au cours d'une conférence de presse à Rennes qu'en dépit de la captation d'une partie de ses électeurs par Nicolas Sarkozy, il ne souhaitait pas durcir son discours.
Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré vendredi au cours d'une conférence de presse à Rennes qu'en dépit de la captation d'une partie de ses électeurs par Nicolas Sarkozy, il ne souhaitait pas durcir son discours. — Miguel Medina AFP/Archives

Il est finalement l'homme du consensus. Contre lui. Les principales forces politiques du Parlement européen ont annoncé mercredi qu'elles allaient empêcher le leader d'extrême droite français Jean-Marie Le Pen de présider en tant que doyen leur prochaine session inaugurale, après sa nouvelle sortie sur les chambres à gaz.

Le chef du groupe conservateur, le plus important au Parlement, le Français Joseph Daul, a confié son ralliement à une proposition des socialistes et des écologistes de «prendre toutes les mesures qui s'imposent» pour empêcher que Le Pen puisse présider la session inaugurale au lendemain des élections européennes du 7 juin.

Disqualifié...

«Les propos négationnistes de Monsieur Le Pen, réitérés dans l'enceinte du Parlement européen, le disqualifient pour présider, ne serait-ce que pour une seconde, notre institution à l'ouverture des travaux de la prochaine législature», a estimé Joseph Daul.

Il faudra pour cela une modification du règlement intérieur du Parlement qui prévoit que la session inaugurale est présidée par le doyen d'âge de l'assemblée, une condition que Le Pen, 80 ans, a de grandes chances de remplir dans la nouvelle assemblée.