Ex-Yougoslavie: Karadzic refuse de plaider… le TPIY le fait pour lui

LA HAYE L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est notamment poursuivi crimes de guerre et crimes contre l’humanité…

Avec agence

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L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a refusé mardi de plaider coupable ou non coupable devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, qu'il ne reconnaît pas, et le tribunal a décidé à sa place qu'il plaiderait non coupable.
L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a refusé mardi de plaider coupable ou non coupable devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, qu'il ne reconnaît pas, et le tribunal a décidé à sa place qu'il plaiderait non coupable. — Jerry Lampen AFP

Radovan Karadzic a refusé ce mardi de plaider devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), qu'il ne reconnaît pas, obligeant le juge a plaidé à sa place.
 
«Je ne vais pas du tout plaider coupable ou non (...) ce tribunal n'a pas le droit de me juger», a déclaré l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, 63 ans, qui se défend seul devant le TPI à La Haye et encourt la prison à vie.
 
Onze chefs d’inculpation

«Je prononce donc un plaidoyer de non culpabilité (qui pourrait valoir une peine plus lourde en cas de condamnation, ndlr) à votre place sur les onze chefs d'accusation» de génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a réagi le juge britannique Iain Bonomy, conformément à la procédure, avant de lever l'audience.
 
Selon les statuts du TPI, les juges peuvent désormais fixer les dates des audiences de préparation du procès de Radovan Karadzic, qui ne devrait pas commencer avant plusieurs mois.
 
Mladic toujours en fuite

L’ancien chef des Serbes de Bosnie apparaissait ce mardi pour la septième fois devant le TPI depuis qu'il a été arrêté le 21 juillet 2008 à Belgrade après avoir été en fuite pendant treize ans. Il est accusé d'être le «cerveau» de la guerre de Bosnie, qui a fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995.
 
Selon le procureur, il est l'un des principaux artisans d'un plan d'«expulsion définitive» des Musulmans et des Croates vivant dans des zones de Bosnie-Herzégovine convoitées par les Serbes de Bosnie, avec son ancien bras droit militaire Ratko Mladic, toujours en fuite.