Qui a dit «J'ai pour les banquiers une considération proche de zéro»?

CRISE Dans un entretien à paraître ce samedi dans la presse...

Avec agence

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Soucieux de préserver les priorités de la présidence française de l'UE, le président Nicolas Sarkozy souhaite prendre, dès le conseil européen de Bruxelles jeudi et vendredi, la tête de l'opération de sauvetage du traité de Lisbonne après le "non" irlandais.
Soucieux de préserver les priorités de la présidence française de l'UE, le président Nicolas Sarkozy souhaite prendre, dès le conseil européen de Bruxelles jeudi et vendredi, la tête de l'opération de sauvetage du traité de Lisbonne après le "non" irlandais. — Eric Feferberg AFP/Archives

C’est Jean-Claude Juncker, le Premier ministre d’une des éminentes place financière en Europe: le Luxembourg. «J’ai pour le métier de banquier exactement la même considération que les banquiers ont pour le mien, c’est-à-dire proche de zéro», a affirmé celui qui est aussi président de l’eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de toute la zone euro, dans un entretien à paraître samedi dans «La Croix».

Le Premier ministre luxembourgeois, un démocrate-chrétien, se montre particulièrement irrité à l'égard des milieux financiers et de leur attitude depuis le début de la crise. «Voilà que ceux-là mêmes qui voulaient émasculer les pouvoirs publics sont les premiers à s’adresser à eux pour répondre à l’urgence», ajoute-t-il.

Jean-Claude Juncker sera l’un des trois invités, avec les chefs de gouvernement allemand, italien et britannique, à la réunion du G4, convoquée samedi à Paris, par Nicolas Sarkozy.quiadit