Carcassonne: «il y a eu un relâchement inacceptable» selon Nicolas Sarkozy

ARMEE Le chef de l'Etat promet des sanctions rapides et sévères...

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La France prend le 1er juillet la présidence de l'Union européenne dans une atmosphère de crise qui contrarie l'ambition affichée de Nicolas Sarkozy de s'attaquer d'urgence à des sujets concrets pour rapprocher l'Europe de ses citoyens.
La France prend le 1er juillet la présidence de l'Union européenne dans une atmosphère de crise qui contrarie l'ambition affichée de Nicolas Sarkozy de s'attaquer d'urgence à des sujets concrets pour rapprocher l'Europe de ses citoyens. — Gérard Cerles AFP/Archives

Au lendemain de la fusillade au 3e RPIMa, qui a causé des blessures plus ou moins graves à 17 personnes, Nicolas Sarkozy a rendu visite à des victimes à l'hôpital Antoine Gayraud de Carcassonne, lundi matin. Le chef de l'Etat, qui est aussi le chef des armées, s'est dit «consterné par ce qui s'est passé».

Sanctions à venir

«Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées», a-t-il déclaré à la presse, en présence du ministre de la Défense, Hervé Morin, du général Bruno Cuche, chef d'état-major de l'armée de Terre, et du maire UMP de Carcassonne, Gérard Larrat. «La réaction sera rapide et sévère, a-t-il promis. Ce sont des professionnels, cela ne peut pas rester sans conséquence.»

Plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy s'est rendu au chevet des victimes. «D'après tout ce que le monde pense, la piste criminelle semble évacuée. Cela n'enlève pas la gravité des choses, les victimes restent les victimes quelles que soient les intentions, que ce soit criminel ou une grande imprudence», a déclaré le président.

Interrogé sur l'emploi de balles réelles lors de l'exercice de démonstration, Nicolas Sarkozy a déclaré que ce n'était «pas normal». «Et quand je dis ce n'est pas normal, c'est toute la chaîne qui devra s'expliquer, la personne qui a fait ça et l'encadrement», a-t-il souligné. Et de poursuivre, sévère: «il y a eu un relâchement inacceptable qui a conduit à ce qu'il faut bien appeler un drame qui aurait pu être bien pire».

Après Carcassonne, direction Toulouse

«C'est au procureur de la République de dire ce qui s'est passé». Mais, «avec le ministre de la Défense, nous sommes décidés à tirer les conséquences, s'agissant des responsabilités administratives», a-t-il prévenu.

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Même discours à l'hôpital pour enfants du CHU Purpan de Toulouse. «Avec Hervé Morin, nous nous sommes enquis de l'état de santé des victimes, encore préoccupant mais qui évolue dans le bon sens», a déclaré Nicolas Sarkozy. Affirmant que les familles «avaient le droit à connaître la vérité sur ce qui s'était passé», le chef de l’Etat a noté que la piste criminelle intentionnelle ne semblait pas privilégiée.

«Pour le reste, tout ceci traduit quand même des dysfonctionnements et des négligences absolument inacceptables. En tant que président de la République, chef des Armées, ni le ministre de la Défense, ni moi, nous ne pouvions accepter ce qui s'est passé. C'est d'une très grande gravité», a-t-il poursuivi.