1.900 enseignants agressés depuis la rentrée

Sa. C.

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La violence à l'école apparaît comme une des préoccupations majeures des parents d'élèves (70%), selon une étude réalisée et dévoilée par les parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) lors de l'ouverture de leur 87e congrès qui se tient vendredi au Mans.
La violence à l'école apparaît comme une des préoccupations majeures des parents d'élèves (70%), selon une étude réalisée et dévoilée par les parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) lors de l'ouverture de leur 87e congrès qui se tient vendredi au Mans. — Jack Guez AFP/Archives

L’année démarre fort pour les enseignants. Environ 1.900 dossiers de menaces, insultes ou agressions de personnels de l'Education nationale ont été enregistrés, entre le 1er septembre 2007 et le 21 janvier 2008, a annoncé mardi la Fédération des autonomes de solidarité (FAS). Et les premiers auteurs de ces attaques sont les parents d’élève.

Des chiffres qui ne prennent en compte que les 600.000 adhérents de la FAS, soit «70% des personnels de l'Education nationale», selon Alain Aymonier, président de la FAS, joint par téléphone par 20minutes.fr Et de préciser: «Pour le reste, le ministère n'est pas en mesure de nous fournir des chiffres.»

«Entre 60 à 65%» de ces 1.900 dossiers «ne font pas l'objet d'une suite judiciaire» et sont réglés à l'amiable, selon Roger Crucq, vice-président de la FAS. «Notre objectif n'est pas de judiciariser les affaires à outrance mais de favoriser la médiation et la conciliation», souligne Alain Aymonier.

Montée des incivilités


Des chiffres en légère hausse par rapport à l'année scolaire précédente, précise l’association qui regroupe les Autonomes de solidarité laïques (antennes départementales), et dont la mission est d'assurer quelque 580.000 personnels de l'Education nationale «contre les risques du métier». En juillet, la FAS avait annoncé avoir enregistré, pour l'année 2006-2007, 1.760 dossiers, dont 500 réglés à l'amiable.

«On constate beaucoup plus de signalements, ce qui ne veut pas dire que les dossiers sont plus graves qu'avant», a expliqué Roger Crucq. «On n'observe pas de montée spectaculaire de violence très forte, mais plutôt une montée des incivilités, sur les difficultés et le mal-être quotidien», a-t-il dit.