Venezuela : les braqueurs d'une banque fuient avec cinq otages

M.A. avec agence

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Des otages à l'intérieur de la banque. «Nous n'avons ni eau, ni téléphone. Aidez-nous», peut-on lire sur l'affiche de gauche.
Des otages à l'intérieur de la banque. «Nous n'avons ni eau, ni téléphone. Aidez-nous», peut-on lire sur l'affiche de gauche. — REUTERS/Jorge Silva
Les quatre hommes armés qui avaient braqué une banque à Altagracia de Orituco, dans le centre du Venezuela et retenaient en otages une trentaine de personnes, se sont enfuis en ambulance, mardi, avec cinq d'entre elles et l'accord des autorités, selon l'AFP.

Pas de victimes

L'opération est un succès «car il n'y a pas eu de morts», a déclaré à la presse Eduardo Manuitt, le gouverneur de l'Etat de Guarico (centre), devant le Banco Provincial, filiale de l'espagnol BBVA où une trentaine de personnes étaient retenues en otage depuis lundi à la suite d'un braquage mis en échec par une patrouille de police. «Le plus important est la vie des otages», a souligné le gouverneur.

«Un accord a été conclu, nous leur ouvrons la voie, nous allons les laisser partir», avait-il annoncé peu de temps avant le départ des braqueurs, précisant que la décision avait été prise avec le ministre de l'Intérieur, Ramon Rodriguez Chacin.

Le gouverneur a également précisé que deux femmes et trois hommes s'étaient «volontairement» proposés pour accompagner les quatre délinquants en fuite, à bord de l'ambulance. Les autorités ont nié qu'un bébé et trois petites filles aient été emmenés ainsi que le demandaient les braqueurs.

Salariés et clients

Avant de prendre la poudre d'escampette, les preneurs d'otage ont retennu des salariés et des clients de la banque, dont une femme enceinte et plusieurs enfants, durant deux jours. Tout a commencé tôt, lundi matin, après une tentative de vol qui a mal tourné.

Des centaines de policiers lourdement armés ont été déployés en face de la banque. Les hélicoptères survolent la zone. Les proches, inquiets, se sont réunis sur place.

«Aidez-nous s'il vous plait»

«Nous sommes réellement en danger. Ils peuvent nous tuer. Aidez-nous s'il vous plaît», pouvait-on lire sur des affiches collées sur les fenêtres de la banque.

Lors des négociations, les braqueurs ont exigé une ambulance pour pouvoir quitter la banque avec quelques otages. De l'eau, des vivres et des couches pour bébé avaient été livrés à l'intérieur de la banque.