Explosions inexpliquées en Birmanie

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Le département du Trésor a nommément désigné onze nouveaux dirigeants de la junte, en plus de ceux déjà visés par des textes existants, et qui feront l'objet de sanctions, a dit Bush.
Le département du Trésor a nommément désigné onze nouveaux dirigeants de la junte, en plus de ceux déjà visés par des textes existants, et qui feront l'objet de sanctions, a dit Bush. — Paz Pizarro AFP/infographie

Un chauffeur a été tué jeudi en Birmanie par l'explosion d'une bombe qui visait son autocar.

Lwin Soe, 35 ans, avait garé l'autocar qu'il conduisait dans la localité de Bago, à moins de 100 km au nord-est de Rangoun. Les passagers avaient quitté le véhicule pour une pause dans un restaurant, a expliqué le quotidien New Light of Myanmar, proche de la junte militaire au pouvoir.

Il s’agit du quatrième attentat inexpliqué en moins d’une semaine.

Vendredi dernier, une femme avait été tuée par l'explosion d'une bombe à la gare de Pyinmana, localité du centre de la Birmanie qui dessert la nouvelle capitale Naypyidaw toute proche.

Le lendemain, un poseur de bombe présumé avait été tué et quatre personnes blessées par une explosion près d'un cirque à Bago.

Dimanche, c’est une femme qui avait été blessée par un engin explosif posé dans une gare de Rangoun.

«La junte militaire accuse les groupes dissidents»


Le régime militaire birman accuse les rebelles de l'Union Nationale Karen (KNU), groupe ethnique minoritaire qui lutte contre le pouvoir central pour obtenir plus d’autonomie.

Contrairement aux 17 mouvements ethniques que comptent la Birmanie, l'Union nationale Karen (KNU), est le seul à ne pas avoir conclu de cessez-le-feu avec la junte militaire au pouvoir.

En décembre, la KNU avait accusé le régime militaire d'avoir intensifié ses opérations en pays Karen après la répression brutale de manifestations populaires conduites par des moines bouddhistes en septembre.

Le Porte-parole de l’organisation Karen a nié toute responsabilité dans ces attentats: «Seul un personnel militaire et expérimenté peut poser des engins explosifs. Quand quelque chose comme ça arrive en Birmanie, la junte militaire accuse les groupes dissidents» a-t-il affirmé.

Déjà en mai 2005, une série d'explosions demeurées inexpliquées avait fait 19 morts et 162 blessés.