L’hôpital mère-enfant a soigné l’accueil

Audrey Henrion

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Un nouvel établissement qui laisse sceptique les soignants. Le personnel hospitalier, venu nombreux visiter le futur Hôpital femme-mère-enfant de Bron (HFME) à l’occasion des journées portes ouvertes organisées ce week-end, n’a pas été totalement séduit par cet espace de 76.000m2.

«Où sont les trottinettes?», s’est amusée une infirmière face à un couloir de 232 m de long. D’autres ont déploré que l’accès aux télévisions devienne payant en pédiatrie, alors qu’il est actuellement gratuit. Et selon les agents de sécurité, ils ne seront que deux à veiller sur les 452 patients et 1.300 professionnels hospitaliers.

Avec un coût de 178 millions d’euros, l’hôpital mère-enfant revêt pourtant de sérieux atouts, selon Aurélie Oliviéri, attachée administrative des Hospices civils de Lyon (HCL), qui animait la visite guidée: un «code couleur chatoyant» imaginé par une coloriste anglaise, une architecture qui accorde une large place à la lumière naturelle et à la technologie avec recyclage de l’air, équipement vidéo pour enregistrer les interventions, accès à Internet partout, et même une «vallée intérieure» qui fait office de lieu de promenade…

Le nouvel établissement, dont l’inauguration est prévue après les élections municipales, accueillera ses premières naissances à partir du 12 février. Le pôle pédiatrique ouvrira le 17 mars et entraînera la fermeture de l’hôpital Debrousse (5e), qui sera confié à un promoteur immobilier.

pôles
Deux pôles d’activité, pédiatrie et couple nouveau-né, vont proposer neuf disciplines médicales, telles que gynécologie, urgences pédiatriques ou médecine de la reproduction.