Nicolas Sarkozy a été hospitalisé le 21 octobre dans le plus grand secret

PRESIDENCE Henri Guaino, le conseiller spécial du Président, confirme...

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Quand il s'agit de protéger sa vie privée, Nicolas Sarkozy sait s'y prendre quand il le veut vraiment. Le Président a été brièvement hospitalisé le 21 octobre en toute discrétion à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce pour y subir l'ablation d'un abcès à la gorge, révèlent les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger dans un livre sur Cécilia l'ex-femme du président, à paraître vendredi.

Henri Guaino, le conseiller spécial du chef de l'Etat, a confirmé cette information, assurant que «la transparence» n'a pas «souffert de quoi que ce soit» concernant cette opération gardée jusque-là secrète. Interrogé mardi, le porte-parole de l'Elysée David Martinon n'avait souhaité faire aucun commentaire sur cette intervention chirurgicale, qui n'a jamais été évoquée jusque-là.

Trois jours après son divorce

Sa brève hospitalisation est intervenue trois jours après l'annonce officielle de son divorce avec Cécilia Sarkozy, poursuivent les deux journalistes, précisant que l'ex-première dame s'était rendue à son chevet lors de son séjour au Val-de-Grâce.

Selon les auteurs de «Cécilia, la face cachée de l'ex-première dame», le chef de l'Etat a été admis dans cet établissement sur décision de ses deux médecins, qui «n'ont pas réussi à enrayer la mauvaise angine à l'origine d'un phlegmon (abcès) à la gorge et de fortes fièvres qui le font souffrir».

Il avait une angine

Nicolas Sarkozy y subit alors «une intervention afin de résorber le phlegmon avec staphylocoques dorés résultant de son angine», affirment Denis Demonpion et Laurent Léger. «L'abcès est incisé. On lui pose, dans un premier temps, un cathéter pour favoriser l'action des antibiotiques par voie intraveineuse», poursuivent-ils.

Le président de la République a quitté l'hôpital militaire dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 octobre, quelques heures après son admission, «sans qu'à aucun moment les Français n'aient été informés de l'état de santé de leur président», ajoutent Denis Demonpion, journaliste au «Point», et Laurent Léger, un ancien du même hebdomadaire devenu rédacteur en chef du site internet «Bakchich.info».

Une promesse non tenue

Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu. «Quant à mon bulletin de santé, bien sûr je le publierai (...) Je ferai de mon médecin une vedette, je lui promets», avait déclaré le candidat UMP le 2 mars lors d'une édition spéciale du «Grand Journal» de Canal Plus.

Depuis son entrée en fonction le 16 mai dernier, l'Elysée n'a publié, cinq jours plus tard, qu'un seul bulletin de santé pour assurer qu'il était «apte» à exercer les fonctions de président de la République.

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