Un leader des moines arrêté en Birmanie

REPRESSION U Gambira avait passé un mois dans la clandestinité…

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Des défilés ont rassemblé samedi des milliers de personnes en Nouvelle-Zélande, en Australie, ainsi que dans plusieurs pays d'Asie et d'Europe, avant d'autres manifestations prévues aux Etats-Unis et au Canada, en réponse à un appel d'Amnesty International pour maintenir la pression sur le régime birman.
Des défilés ont rassemblé samedi des milliers de personnes en Nouvelle-Zélande, en Australie, ainsi que dans plusieurs pays d'Asie et d'Europe, avant d'autres manifestations prévues aux Etats-Unis et au Canada, en réponse à un appel d'Amnesty International pour maintenir la pression sur le régime birman. — Manpreet Romana AFP

La junte militaire en Birmanie a arrêté un moine bouddhiste qui aurait joué un rôle clef dans le puissant mouvement de protestation du mois de septembre, ont indiqué mercredi un opposant et des médias dissidents.
    
«U Gambira (pseudonyme) a été arrêté le 4 novembre, selon sa famille. Il était un dirigeant des moines», a dit Aung Kyaw Oo qui travaille pour l'Association d'assistance aux prisonniers politiques birmans (AAPP) basée en Thaïlande. «Nous ne sommes pas en mesure de dire exactement où il se trouve mais je pense qu'il doit être maintenant dans un centre d'interrogatoire».
    
Le magazine «Irrawaddy», dirigé par des dissidents birmans en exil, a indiqué sur son site web que Gambira était un leader de l'Alliance de tous les moines bouddhistes de Birmanie, et qu'il avait été appréhendé après avoir passé environ un mois dans la clandestinité. «Irrawaddy» a précisé que des membres de la famille de Gambira et un autre moine avaient également été arrêtés. L'arrestation de Gambira a été rapportée par d'autres médias de l'opposition en exil, notamment la radio Democratic Voice of Burma et Mizzima News.
 
Des moines «prêts à se sacrifier»
 
Gambira avait écrit un article dans le «Washington Post» du 4 novembre dans lequel il affirmait qu'il n'y aurait «pas de retour en arrière» et que d'autres moines étaient prêts à «se sacrifier» pour la poursuite du mouvement de protestation contre les généraux.
    
Mardi, la police birmane avait arrêté une opposante de 35 ans, Su Su Nway, connue pour son activisme dans le domaine social, alors qu'elle tentait de coller des tracts anti-gouvernementaux.
    
Ces arrestations ont été signalées alors que le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro, rapporteur spécial de l'ONU sur les Droits de l'homme en Birmanie, se trouve dans le pays pour déterminer combien de personnes ont été tuées ou arrêtées lors de la répression des manifestations anti-junte fin septembre.