Bruno Julliard: «Il faut amplifier le mouvement»

UNIVERSITE François Fillon, lui, affirme, qu'il n'y a «pas de contagion»...

Morgiane Achache

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Les étudiants continuent leur grève contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.

18h50

Le président de l'Unef, Bruno Julliard, appele les étudiants à «amplifier le mouvement» et à «décider de la grève dans un maximum d'universités». Une décision qui intervient après une rencontre avec Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur.

18h30

Le gouvernement minimise l'ampleur de la grogne. «Je ne crois pas qu'il y ait de contagion», a déclaré François Fillon sur Europe 1, ajoutant: «il y a quelques mouvements souvent inspirés par des considérations très politiques, qui, je pense, n'auront pas de suite».

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse va recevoir, demain jeudi, la Fage (fédération des associations générales étudiantes), l'Uni et la Cé (confédération étudiante).

Le syndicat étudiant Unef appelle à participer aux assemblées générales mais ne réclame pas l'abrogation de la loi, ciblant ses revendications sur les moyens budgétaires, insuffisants selon le syndicat.

17h30

Rennes 2 a voté à mains levées la poursuite du blocage jusqu'à l'organisation, jeudi, d'un vote à bulletin secret. Les modalités du vote à bulletin secret restaient toutefois à fixer et sa date même demeurait incertaine.

A Lorient, une assemblée générale a voté l'organisation de barrages filtrants jeudi, ce qui signifie que les étudiants ne pourront rentrer qu'au compte-goutte, après la distribution de tracts.

Des barrages filtrants étaient également prévus à Rennes 1, selon des actions votées en AG mardi.

17h10

1.400 étudiants de l'université Paris I ont voté le blocage et l'occupation de Tolbiac jusqu'à la prochaine assemblée générale, prévue vendredi.

Dans la mesure où les étudiants ont voté l'occupation, «la fermeture administrative va être très difficile car le président d'université devra faire appel aux forces de l'ordre, chose très rare dans l'université française», a ajouté Jérémie Giono, membre du collectif des manifestants.

Interviewez Valérie Pécresse en chat, vendredi 9 novembre à 15h sur 20minutes.fr.
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16h

Des étudiants de Lille I (Sciences et technologies) ont voté le blocage de l'université. Une manifestation qui rassemblera tous les étudiants de Lille est prévue jeudi.

15h50

«Face à la marchandisation des facs: mobilisation.» «Cécilia, on est comme toi, on en a marre de Nicolas.» Entre 400 et 450 étudiants de la faculté de lettres de Tours manifestent. Ils ont voté mardi la reconduction du blocus de leur université jusqu'à lundi soir.

15h20

Plus de 900 étudiants de l'UFR de lettres et sciences humaines de l'université Aix-Marseille I ont, eux aussi, voté le blocage. Il est mis en place dès mercredi après-midi et djusqu'à la prochaine assemblée générale, prévue vendredi.

Une manifestation est aussi prévue jeudi en début d'après-midi au départ de la faculté de lettres, a indiqué Benjamin Tubiana, de l'Unef.

13h36

A Perpignan, plus de mille étudiants réunis en AG ont décidé à une large majorité la poursuite du mouvement . Ils ont décidé de le reconduire pour une semaine et d'occuper un des bâtiments, dont un amphithéâtre. «Nous devons maintenant nous mettre d'accord sur les modalités pratiques pour amplifier le mouvement», explique un des organisateurs.

Un groupe d'étudiants et de professeurs «de sensibilité de droite» constitués en une association intitulée «Polétudiant» a tenté sans grand succès d'expliquer que le texte «était positif, n'introduisait aucun élément nouveau dans la gestion de l'université et visait à mieux préparer les étudiants au monde du travail». En réponse, un étudiant favorable au mouvement s'est exclamé, sous les applaudissements de ses camarades: «le monde des bisounours ce n'est pas ici».

13h20

A Nantes, plus de 600 étudiants ont voté, à la majorité, le blocus de l'UFR de Lettres et Sciences humaines. Il y a eu plus de deux heures de débat entre les étudiants réunis notamment à l'appel de l'Unef et de Sud-Etudiants.

12h20

L'UNEF, principal syndicat étudiant, signale que certaines universités entament une nouvelle assemblée générale pour voter ou non la continuité du mouvement: Paris I, Bordeaux, Lille I, Lorient-Vannes, Montpellier II, Paris IV Clignancourt, Paris VIII, Pau, Rennes II, et Toulouse III.

Toujours selon le syndicat, 18 autres universités ont prévu de tenir, jeudi, une assemblée générale: Avignon, Besançon, Brest, Caen, Evry, Grenoble, Le Mans, Lyon II, Metz, Montpellier III, Nancy II, Nanterre, Nantes, Nîmes, Orléans, Paris VI, Reims, et Toulouse II.

12h15

Six universités sont bloquées: Lille II, Toulouse II, Tours, Rennes II, Lille III, et Paris IV Clignancourt.

Mercredi, 11h50

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a estimé que le blocage des facs allait «contre les intérêts des étudiants» et qu'ils
avaient «plus à gagner dans le dialogue».

Et d'ajouter: «je fais clairement la différence et ne fais aucun amalgame entre les étudiants qui souhaitent améliorer la réussite des autres étudiants, travailler pour l'université et ceux qui utilisent l'université pour faire de l'agitation politique». Elle a rappelé que sa porte est encore ouverte aux dialogues.

Interrogée sur l'hypothèse d'un durcissement du mouvement et sur un éventuel recours à la force publique, elle a par ailleurs déclaré: «dès
qu'il y a trouble à l'ordre public, la force publique intervient, c'est normal, c'est le fonctionnement des institutions».

Dans la nuit de mardi à mercredi

La Sorbonne évacuée. Des étudiants venus occuper les locaux de la Sorbonne, à Paris, ont été délogés par les forces de l’ordre dans la nuit de mardi à mercredi, selon Reuters. Une centaine de personnes auraient été évacuées sans incident.

La Sorbonne, haut lieu des événements de mai 1968, avait aussi été un des bastions de la contestation étudiante contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006.

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