«Je n'ai pas peur de la réforme de l'Etat»

VERBATIM Les principales annonces de Nicolas Sarkozy devant le Medef...

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La place de l’Etat est les fonctionnaires
 
«Je me suis fixé pour objectif que l'Etat consomme moins et investisse davantage.»
 
«C'est dans cette perspective que je me suis engagé à ne pas renouveler un emploi de fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Je n'y ai pas renoncé.»
 
«Je n'ai pas peur de la réforme de l'Etat parce que je crois que notre pays ne peut pas se passer d'un Etat fort et que l'Etat ne peut pas être fort s'il croule sous les dettes, s'il est étouffé par le poids de la bureaucratie.»
 
L’énergie
 
«Nous n'avons pas fait tant d'efforts, tant d'investissements, pour aligner nos prix sur nos concurrents européens les moins performants, en pénalisant le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité des entreprises de France.»
 
«C'est pas la peine d'avoir l'énergie nucléaire dans la production d'électricité en France pour qu'on vienne nous expliquer que maintenant, il faut que les entreprises payent plus cher et les consommateurs payent plus cher parce que le prix du Brent et du baril de pétrole augmente.»
 
Un nouveau contrat de travail
 
«Je veux vous redire à quel point je suis favorable à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable dans les entreprises dont les conditions pourraient être fixées à l'avance.»
 
«Pour les familles, il y a bien un divorce par consentement mutuel. L'objectif de la négociation sur le contrat de travail, c'est plus de liberté et de prévisibilité pour l'employeur et au bout du compte plus de protection pour le salarié.»

L’ouverture des magasins le dimanche
 
«Je ne dis pas qu'il faut ouvrir tous les magasins le dimanche, dans toutes les villes, et je comprends parfaitement que le repos dominical, ça compte. Mais au nom de quoi interdire l'ouverture à tout le monde? Donner des dérogations aux préfets, pourquoi? Dans quel cadre?»
 
Les banques
 
«Jouer le jeu pour les banques, c'est ne pas prêter davantage, ou plus facilement, aux spéculateurs qu'aux entreprises et aux ménages. C'est ne pas resserrer le crédit à l'économie pour compenser les risques excessifs qu'elles ont pris sur les marchés financiers.»
 
La BCE
 
«Je crois à l'indépendance de la BCE, dans l'utilité de l'euro. Mais je n'accepterai jamais qu'un sujet aussi important ne puisse pas faire l'objet d'un échange, comme si la monnaie n'était pas l'affaire de tous et n'avait aucune incidence sur la vie des gens.»

La dénonciation anonyme
 
«J'ai demandé à la Garde des Sceaux Rachida Dati d'interdire la pratique des dénonciations anonymes.»
 
«A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme?»
 
«Si quelqu'un veut dénoncer, qu'il donne son nom. On peut parfaitement dénoncer sous X, et l'administration garantira son anonymat. Mais la lettre non signée, elle n'a pour moi qu'une seule direction, la corbeille, le panier.»
 
Sur la pénalisation du droit des affaires
 
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme». «Comment faire un calcul économique quand on ne sait pas à l'avance comment la réglementation va s'appliquer, quand on ne sait pas ce qu'on peut raisonnablement attendre des juges, des fonctionnaires, quand tout acte de commerce doit faire l'objet d'un contentieux à l'issue imprévisible, quand le risque financier lié à l'incertitude juridique se double de plus en plus d'un risque pénal?»