«Les mesures proposées par Nicolas Sarkozy ne sont pas dictées par l’émotion»

INTERVIEW Le député Yves Jego approuve les mesures proposées par le président de la République…

Propos recueillis par Pierre Koetschet

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Le respect du Pacte de stabilité européen est "une conséquence et non pas un préalable" de la "nouvelle politique économique" menée par Nicolas Sarkozy, a déclaré lundi l'un des porte-parole de l'UMP Yves Jego.
Le respect du Pacte de stabilité européen est "une conséquence et non pas un préalable" de la "nouvelle politique économique" menée par Nicolas Sarkozy, a déclaré lundi l'un des porte-parole de l'UMP Yves Jego. — Dominique Faget AFP/Archives

Alors que Nicolas Sarkozy a proposé un durcissement des mesures contre les prédateurs sexuels, le député Yves Jego considère que la future nouvelle loi sera le moyen le plus efficace selon lui pour lutter contre la récidive.
 
Quel est votre sentiment sur les mesures proposées par Nicolas Sarkozy?           
Elles sont dans le droit fil de ce que propose l’UMP depuis plusieurs années. C’est-à-dire à la fois respecter le principe de précaution, et faire preuve de plus de fermeté pour lutter contre la récidive.
 
Une loi contre la récidive vient justement d’être votée, vous ne trouvez pas que cela fait beaucoup de lois successives, alors qu’il n’y a même pas la possibilité d’évaluer les lois existantes?
Je crois que là, il faut traiter le problème spécifique de la délinquance sexuelle. Il s’agit de protéger les Français, et il n’y a jamais trop de lois pour cela.
 
Certains de vos collègues de l’UMP évoquent déjà des fichiers de pédophiles accessibles à tous. Est-ce selon vous une solution envisageable?
Il faut être très prudent sur la confidentialité. La société française n’est pas la société américaine. On pourra toujours trouver des moyens de lutter contre la délinquance sexuelle sans faire appel à l’opinion publique.
 
Justement, n’avez-vous pas peur que légiférer, aussi rapidement, dans l’émotion, ne conduise pas à prendre des mesures trop outrancières?
Les mesures proposées par Nicolas Sarkozy ne sont pas dictées par l’émotion. Elles sont dans la droite ligne de ce qu’il a proposé pendant la campagne présidentielle.
 
Certains considèrent qu’une nouvelle loi ne servirait à rien, que l’essentiel du problème est le manque de moyen de la Justice…
C’est la réponse habituelle des syndicats de magistrats. Dans le cas de l’affaire qui fait l’actualité, je ne vois pas en quoi plus de moyens auraient empêché un juge d’application des peines de libérer un pédophile dangereux, et comment plus de moyens auraient empêché un médecin de lui prescrire du viagra.