DEBAT

«La souffrance des victimes n'appartient qu'à elles»

Les internautes réagissent en masse sur la pédophilie...

Nombreux sont les internautes à réagir violemment dans le débat sur la pédophilie qui fait rage depuis la récidive de Francis Evrard. Ils militent souvent pour une castration systématique (chimique ou pas) et même, comme Mfel, pour «une inculpation pour complicité de viol» des médecins et magistrats qui ont relâché des récidivistes. Hadrien demande de son côté à ceux qui craignent une dérive sécuritaire d’imaginer «l'état de colère et de révolte des parents d'enfants victimes des prédateurs sexuels et l'état de délabrement des enfants».
 
Mais d’autres sont plus mesurés, comme Eric 62 qui déclare: «Que Nicolas Sarkozy propose plus de prison pour les délinquants sexuels, c’est son droit, nous sommes dans le domaine de la politique. S’il pénètre sur le terrain de la médecine, il ne peut faire autrement que se plier à l’avis des médecins, puisque nous sommes encore en démocratie.»
 
Zebullon écrit quant à lui «qu'on ne règle pas les problèmes psy par la prison» et «qu’il faut créer les structures nécessaires à la prise en charge même à long terme des désaxés quels qu'ils soient».
 
Quant à Karamba, il prend la défense du président: «Alors oui ensuite Sarkozy prend des mesures, tient à montrer que le pouvoir politique est réactif, volontaire. Mais on a tellement accusé les politiques de se foutre des gens en promettant et en ne passant pas à l'action. Plus que son image, c'est cela qui obsède Sarkozy.»
 
Eric 62 pose de son côté la question du respect de la vie privée des victimes, surtout de la part du monde politique: «Un des premiers droits des victimes est qu’on respecte leur dignité. Celle de leur souffrance qui n’appartient qu’à elles. Pendant longtemps, elles n’ont appartenu à personne, noyées d’indifférence. On peut se demander parfois si elles ont beaucoup gagné à se retrouver soudain exhibées sur la place publique, portées en étendard de combats de toute sorte, décorant les programmes et les professions de foi. L’instrumentalisation des victimes a été portée à son comble par Nicolas Sarkozy. Passe qu’une affaire soit évoquée, passe qu’un nom soit cité. Mais lorsque la référence devient systématique, que le sordide de l’affaire est étalée régulièrement, comment ne pas ressentir un malaise?»
 
Vous aussi, dites-nous ce que vous pensez de la récidive et des mesures proposées par Nicolas Sarkozy. Donnez-nous, ci-dessous, votre avis (de manière mesurée, merci)…