Tour de France: LCL ne veut pas lâcher le maillot jaune

N. Coisplet

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Le Danois Michael Rasmussen (Rabobank) avec le maillot jaune, le 18 juillet.
Le Danois Michael Rasmussen (Rabobank) avec le maillot jaune, le 18 juillet. — Frank Fife AFP

Même sali par les scandales du dopage, le maillot jaune reste un support en or pour LCL (ex-Crédit lyonnais). Partenaire historique d’ASO, l’organisateur du Tour de France, la banque affiche son nom sur le tricot du leader de la Grande Boucle depuis 20 ans. Et si son contrat actuel doit s’achever après le Tour 2008, elle compte bien prolonger son bail. A raison de 3 à 5 millions d’euros par an, tarif en vigueur pour les principaux partenaires de l’épreuve (contre environ 7 millions d’euros pour le partenaire d’une équipe).

Certes des sociétés comme Adidas, sponsor de l’équipe allemande Telekom, s’interrogent sérieusement sur l’opportunité de leur présence dans le cyclisme. Mais chez LCL, on affirme vouloir maintenir sa confiance à ASO. «Nous parrainons les organisateurs. Nous ne parrainons pas une équipe ou un individu, souligne un porte-parole de la banque. Ça ne nous fait pas plaisir de voir Michael Rasmussen, porteur du maillot jaune, être exclu par son équipe, même si rien n’a été prouvé contre lui. Mais on préfère voir le maillot sur les épaules de quelqu’un d’irréprochable. Nous croyons en la volonté d’ASO de lutter contre le dopage. Pour nous, le public ne fait pas d’amalgame entre les tricheurs et notre partenariat.»

Ceci expliquant peut-être cela, LCL explique aussi que le partenariat avec le Maillot jaune a permis à sa marque, lancée en 2005, de progresser. Au moins en termes de notoriété.