Sarkozy est au Gabon

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Le président français Nicolas Sarkozy a exposé jeudi à Dakar sa vision d'un "partenariat" renouvelé entre la France et l'Afrique, appelant celle-ci à ne pas "ressasser le passé" colonial et à s'engager vers la bonne gouvernance.
Le président français Nicolas Sarkozy a exposé jeudi à Dakar sa vision d'un "partenariat" renouvelé entre la France et l'Afrique, appelant celle-ci à ne pas "ressasser le passé" colonial et à s'engager vers la bonne gouvernance. — Patrick Kovarik AFP
Nicolas Sarkozy est arrivé ce vendredi en début d'après-midi à Libreville en provenance du Sénégal pour une visite de quelques heures au Gabon, dernière étape d'une mini-tournée en Afrique.

Le président français a été accueilli à sa descente d'avion par son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. Les deux chefs d'Etat ont ensuite pris le chemin du Palais présidentiel du Bord de mer, au centre de la capitale gabonaise, pour un entretien en tête à tête. Les deux hommes avaient discuté à Paris lors de la dernière campagne présidentielle.

Sarko-Bongo

Dans l'après-midi, Sarkozy et Bongo devaient se rendre dans la forêt de la Mondah, située à une quinzaine de kilomètres au nord de Libreville, l'une des dernières forêts de zone très humide subsistant sur le littoral ouest africain. Le président français devait y rencontrer des ONG de défense de l'environnement et se voir présenter un plan d'aménagement durable.

Le «pré carré» est «anachronique»

Il devait dîner ensuite avec le président gabonais au palais présidentiel, avant de quitter Libreville pour Paris.


Le président français Nicolas Sarkozy a par ailleurs qualifié vendredi d'«anachronique», dans un entretien avec le quotidien gouvernemental gabonais «L'Union», le concept de «pré carré», utilisé pour décrire la zone d'influence particulière de la France sur ses ex-colonies d'Afrique.

«Je ne considère pas que les anciennes colonies françaises puissent être décrites comme un pré carré. C'est un concept anachronique qui ne répond plus ni à la réalité, ni au souhait de la France, ni à celui des pays concernés», a déclaré le président français, qui doit regagner Paris dans la nuit de vendredi à samedi.

Le Gabon, dirigé depuis 1967 par le président Omar Bongo Ondimba, est considéré comme un des pays symbole de ce «pré carré» et des relations parfois ambiguës entre la France et ses ex-colonies.

«Ce concept renvoie même à un paternalisme que je rejette et qui a fait beaucoup de tort à la relation entre la France et l'Afrique, a ajouté Nicolas Sarkozy. Au nom de quoi, 47 ans après leurs indépendances, ces pays devraient-ils renoncer à tirer profit des opportunités offertes par d'autres partenaires? La France ne cherche pas à maintenir un rang en Afrique.»