Gergorin le corbeau présumé de l’affaire

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Selon les notes du général Rondot, c’est lui qui aurait décidé sur instruction de Dominique de Villepin de «balancer» parler au juge Van Ruymbeke les faux listings. Il devra s’expliquer sur ces notes qui le mettent directement en cause.
Gergorin, après avoir longtemps affirmé qu'il n'avait rien à voir avec ces lettres, a finalement reconnu en mai 2006 qu'il en était bien l'expéditeur anonyme. Des personnalités notamment politiques y étaient accusées à tort d'avoir détenu des comptes chez Clearstream qui auraient été approvisionnés par des commissions dans la vente de frégates à Taiwan en 1991.
L'ancien cadre d'EADS, âgé de 61 ans, a longtemps maintenu la même ligne de défense : il dit avoir toujours cru à l'authenticité des listings de l'organisme financier luxembourgeois où figurait le nom de Nicolas Sarkozy, jusqu'à ce qu'une expertise judiciaire, en mars 2007, lui eut démontré le contraire.
Après avoir refusé de révéler sa source tant que la preuve du trucage ne lui avait pas été apportée, il a finalement désigné Imad Lahoud comme le fournisseur des faux listings.
Cet ami de longue date de Dominique de Villepin répète à l’envi «sa conviction absolue» qu’il n’y a eu aucune «manipulation de la part des personnalités politiques avec lesquelles (il a) été en contact».
faux et escroquerie".
Tout comme Imad Lahoud, il est poursuivis pour «dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux et recel d'abus de confiance et de vol».