Les hausses du 1er juillet

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A chaque 1er juillet ses hausses et revalorisations.
Cette année, comme l’avait annoncé le gouvernement, pas de coup de pouce supplémentaire au smic. Le salaire minimum augmente donc de 2,1%, soit 0,17 euro de plus par heure. Le net mensuel (pour 35 heures hebdomadaires) dépasse donc très légèrement les 1.000 euros
 
Les allocations chômage sont revalorisées de 1,95%. Cela s'applique sur les allocations de juillet, payables début août.

Le complément de ressources des bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne sera pas valorisé, comme c'était le cas depuis deux ans, au même taux que le smic. Depuis 2005, ce complément est pourtant censé garantir 80% du smic aux personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler.
Le montant maximum de l'AAH reste fixé, jusqu'au 31 décembre, à 621,27 euros par mois pour une personne handicapée.
   
Les minima sociaux, revalorisés au 1er janvier, ne bougent pas. Le montant du revenu minimum d'insertion (RMI) reste, pour une personne seule sans enfant, à 440,86 euros net, à 661,29 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant, et à 793,55 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.
   
En revanche, le tarif de la consultation des médecins généralistes augmente d'1 euro, passant ainsi de 21 à 22 euros. Le tarif de la visite à domicile passe de 31 à 32 euros.

Le 1er juillet marque l'ouverture complète du marché européen de l'énergie, déjà ouvert aux entreprises depuis le 1er juillet 2004. Les Français pourront choisir leur fournisseur de gaz et d'électricité en optant soit pour une offre aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et Gaz de France, soit pour une offre aux «prix du marché», proposée par plusieurs fournisseurs (Poweo, Direct Energie, etc.), mais aussi par EDF et GDF.
En ce qui concerne les tarifs réglementés, le gouvernement a promis que ceux du gaz n'augmenteraient pas «dans les prochains mois». Pour l'électricité, aucune hausse n'est prévue à ce jour le 1er juillet. Le contrat d'EDF avec l'Etat pour la période 2006-2010 stipule que ces tarifs n'augmenteront pas plus vite que l'inflation.
   
Les billets SNCF, hors TGV, augmentent de 10 centimes à 2,9 euros suivant les destinations pour un plein tarif en seconde classe. A titre d'exemple, le prix du parcours Paris-Caen va augmenter de 70 centimes d'euro, passant à 29,10 euros, un Bordeaux-Montpellier de 1,4 euro, à 56,70 euros.

En Ile-de-France, la carte orange augmente de 1,8%. Le coupon mensuel deux zones passe de 52,50 à 53,50 euros. Pour la zone 3, il en coûtera 70,80 euros contre 69,50 euros jusque là. En zone 4, le tarif passe à 87,60 euros (86,10), en zone 5 il atteint 105,20 euros (103,30). Le prix maximum est celui de la zone 6 avec 118,50 euros. La zone 6 englobe désormais les anciennes zones 7 et 8 qui sont supprimées et qui coûtaient jusqu'ici 129 et 142 euros .