L’AFP essuie les critiques violentes de l’ex-candidate socialiste

MEDIAS Ségolène Royal lui reproche d'avoir publié une dépêche sur sa séparation d’avec François Hollande le 17 juin...

Raphaëlle Baillot

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A croire que la mise en cause des journalistes devient un sport national chez les politiques. Dimanche après-midi sur Canal +, Ségolène Royal s’en est pris à l’Agence France Presse pour avoir publié une dépêche sur sa séparation d’avec François Hollande le 17 juin, au soir du second tour des législatives. Le rédacteur en chef de l’AFP ? «Proche du pouvoir». Les journalistes? «Pernicieux». La dépêche ? «Mensongère».

Des mots si durs que l’AFP est «abasourdie». «Nous ne voulons pas polémiquer, mais ne pouvons ni accepter de s’entendre dire que tel ou tel nous dicte la copie», pestait hier Denis Hiault, directeur de l’information.

L’agence disposait bien de l’aval de Ségolène Royal pour passer la fameuse dépêche sur la séparation, mais seulement pour le 18 juin à 6 h du matin. «Seulement l’info a circulé avant cet embargo, dans Le Journal du dimanche le 17 au matin, et sur Marianne.fr le 17 au soir», poursuit Hiault. L’AFP a donc considéré — à très juste titre selon l’usage journalistique — qu’elle pouvait la donner à son tour. A 22 h 12 précises.