Départ en trombe aux 24 Heures du Mans

avec AFP

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Après trois heures de course, l'Audi R10 TDI N.2 de Kristensen-McNish-Capello menait la danse dans les 24 Heures du Mans, dont le début, complètement fou en raison des conditions météo qui ont semé la pagaille, a été neutralisé pendant une heure et demie.
Emmené par Capello qui a profité dès le premier virage d'un raté du «poleman» Sébastien Bourdais, Audi a attaqué d'entrée les Peugeot pour placer aussi rapidement que provisoirement ses voitures aux trois premières places, juste avant la première interruption de course, la pluie ayant fait son apparition.

Pneus pluie

«Les conditions sont difficiles, a déploré Bourdais. J'ai commis une erreur stupide au départ dans la 1re chicane. J'ai trouvé la voiture survireuse et je me suis demandé si ce n'était pas le vent qui avait changé de direction depuis les essais. Ce sera dur de battre nos adversaires...»
L'ensemble du plateau a alors entrepris de passer en pneus pluie.

Difficultés françaises

Le temps de repartir, le jeune Rockenfeller, sur l'Audi N.3 des juniors, est alors parti à la faute dans le nouveau virage du Tertre Rouge, et dans l'impossibilité de repartir. Le constructeur allemand semblait avoir grillé un joker dans sa lutte à distance avec Peugeot.
En difficulté dans la première heure, les voitures françaises ont ensuite profité des conditions climatiques pour revenir dans la lutte, et la N.8 de Lamy-Sarrazin-Bourdais pointait à la 2e place, mais à plus d'un tour de la tête, à 18h.
A la faveur des sorties de la voiture de sécurité, la Pescarolo-Judd N.16 de Collard-Boullion-Dumas a réussi à tirer son épingle du jeu. Elle a occupé brièvement la 2e place et était 4e après trois heures de course, juste devant la Peugeot N.7.
«Il y a des conditions un peu délicates, mais ça va être comme ça jusqu'à la fin de la course. Pour l'instant, on a une position logique et il y aura souvent des choix de pneus délicats à faire», a commenté Henri Pescarolo.

Premiers abandons

Première grosse défection, la Corvette N.64 de Beretta-Gavin-Papis, grande favorite en GT1, a dû abandonner (problème de transmission). Et l'Audi N.3 était sur le point de l'imiter.

A 15h, depuis la passerelle, le coup d'envoi avait été donné par Roland du Luart, vice-président du Sénat, président du conseil général de la Sarthe et du syndicat mixte du circuit des 24 Heures, en compagnie du Premier ministre François Fillon et de Daniel Poissenot, directeur de course.
Roselyne Bachelot, ministre des Sports et de la Santé, avait pris place un peu plus loin.