…Ou bien « revenir aux fondamentaux» de gauche?

P. K.

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Comme d’autre, Benoît Hamon ne croit pas au succès d’un recentrage du PS: «Franchement, si nos candidats doivent se traîner un débat sur les alliances avec l’UDF durant toute la campagne, on ne s’en sortira pas. Je n’imagine pas DSK vouloir faire émerger un centre fort, car il sait comme moi que le parti de Bayrou n’a comme seul objectif d’être présent au second tour en 2012 face à Sarkozy. A notre place. On va quand même pas lui donner un coup de pouce pour ça…» Emmanuelli et Fabius ont eux aussi appelé à un coup de barre à gauche.

Etienne Schweisguth, chercheur au Cevipof, met en garde les socialistes contre une telle tentation: «C’est le choix qu’avaient fait les travaillistes après la défaite contre Margaret Thatcher en 1978. Ils sont restés 18 ans dans l’opposition. Si les socialistes choisissent la voie indiquée par Fabius et Emmanuelli, les prochaines élections devraient être un échec.»