Pour le reste du monde, une «nouvelle ère» s’ouvre en France

Sa. C. avec AFP

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Premier à décrocher son téléphone, George W. Bush a été suivi par de nombreux dirigeants, qui se sont pressés pour féliciter Nicolas Sarkozy. Tous insistant sur la nouvelle ère qui va, selon eux, s’ouvrir en France.

Le président chinois Hu Jintao a ainsi axé son discours sur le partenariat stratégique franco-chinois et souhaité «ouvrir une nouvelle page de pleine coopération et d'amitié». Le Japon, par la voix de son Premier ministre conservateur Shinzo Abe, a souhaité aussi une «ère nouvelle» entre Tokyo et Paris.

A Moscou, Konstantin Kossatchev, chef de la commission des Affaires étrangères de la chambre des députés, a estimé que l'élection n'aurait pas d'effet négatif sur les relations franco-russes malgré les critiques de Nicolas Sarkozy sur la politique du Kremlin en Tchétchénie.

Confiance pour relancer l’Europe


Dès le résultat connu dimanche soir, la chancelière allemande Angela Merkel nourrissait de grands espoirs sur la relance de la politique européenne. Elle s'est dit convaincue qu'«avec le nouveau président, l'amitié entre la France et l'Allemagne continuerait à être le fondement pour assurer durablement la paix, la démocratie et le bien être en Europe».

Une confiance partagée par le président portugais de la Commission européenne, le libéral José Barroso, et par le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, également libéral.

Les dirigeants européens de gauche ont également salué la victoire du candidat de la droite française. Pour le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Nicolas Sarkozy incarne «une droite ouverte et moderne capable de canaliser les désirs de changement d'un pays appelé à retrouver sa confiance en lui et à continuer à faire partie de la locomotive de l'Europe.»

Un des symboles centristes brandi par Royal entre les deux tours, Romano Prodi a assuré le nouveau président de son respect. «Mon pays, son gouvernement et moi continuerons à considérer la France comme un allié central», a assuré le chef du gouvernement de centre-gauche italien.

Au Proche-orient et en Turquie

De nombreux messages de félicitations sont également arrivés du Proche-Orient et d'Afrique. «Je suis convaincu que notre coopération sera fructueuse et que nous pourrons oeuvrer à une politique de paix dans notre région», a affirmé le Premier ministre israélien Ehud Olmert, actuellement sur la sellette.

Au Maghreb, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a invité son homologue à «impulser les relations franco-algériennes» tandis que le roi du Maroc, Mohammed VI, a insisté sur «l'urgence à trouver des solutions à certaines crises persistantes».

La seule retenue dans ce concert de louanges vient de la Turquie, dont Nicolas Sarkozy est ouvertement hostile à son adhésion à l’Union Européenne. «Sur le processus (d'adhésion) à l'Union européenne ou sur les relations franco-turques, nous souhaitons ne plus entendre dans les relations bilatérales le même genre de déclarations que celles faites par M. Sarkozy durant la campagne électorale», a souligné le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).