Drapeaux tricolores et bonnets phrygiens place de la Concorde

VIDEO 30.000 partisans de Nicolas Sarkozy sont venus exprimer leur joie...

Catherine Fournier

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De 3.000 à 4.000 partisans de Nicolas Sarkozy ont laissé éclater leur joie à l'annonce de la victoire du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle dimanche place de la Concorde, peu après 20H00, tandis que des militants de gauche exprimaient désarroi et colère.
De 3.000 à 4.000 partisans de Nicolas Sarkozy ont laissé éclater leur joie à l'annonce de la victoire du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle dimanche place de la Concorde, peu après 20H00, tandis que des militants de gauche exprimaient désarroi et colère. — Stéphane de Sakutin AFP

Ils sont venus nombreux pour entendre la nouvelle. Plus de 10.000 partisans de Nicolas Sarkozy se sont réunis place de la Concorde un peu avant 20h, ayant déjà eu vent des premières estimations. «A priori, il est à 53%», lance un jeune couple militant, une banderole à la main.

Problèmes techniques


Des problèmes techniques font craindre que l’annonce du résultat ne soit pas retransmise sur le grand écran installé dans l’après-midi, mais le décompte finit par arriver, laissant apparaître le visage du candidat UMP sous les vivats de la foule. «Sarkozy président, Sarkozy président», scandent sympathisants et militants, brandissant drapeaux tricolores et bonnets phrygiens ornés d’une cocarde. «Les Français ont voté pour le changement», se réjouissent Henri, Samuel et Thomas, tout de costard vêtu, la vingtaine.

Alors que les écrans diffusent l’arrivée du cortège du futur Président aux abords de la place, la foule se met soudain à courir pour apercevoir son leader. Un signe de la main, et la voiture file déjà vers la salle Gaveau. Retour vers le devant de la scène – qui doit accueillir un spectacle incluant Enrico Macias – pour écouter le discours de Nicolas Sarkozy. «Personne ne sera laissé pour compte», assure-t-il, en appelant tout le monde à «s’unir» à lui, «quels que soient les partis et les croyances».

Vendre des sandwichs

De fait, quelques partisans de Ségolène Royal ont également fait le déplacement place de la Concorde, pour «voir». C’est le cas de Claude, retraité. «Je suis déçu, mais je pense que la droite et la gauche, c’est dépassé.» Il craint tout de même pour les cinq ans à venir. «J’ai une fille qui est intermittente du spectacle, ça risque d’être dur.» Mohammed, Tunisien, est venu pour vendre des sandwichs. Sans papiers, il aurait préféré «Ségolène Royal», mais «Nicolas Sarkozy ne lui fait pas vraiment peur puisqu’il a déjà été cinq ans au pouvoir». Ça fera cinq ans de plus.


Du monde à la concorde
envoyé par 20Minutes