Bertrand défend la «sérénité» de Sarkozy, Peillon «l'autorité» de Royal

AFP

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A DROITE
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP
«Ce débat, c'est Nicolas Sarkozy qui l'a gagné. Parce que tout le monde pensait qu'il allait s'énerver. Parce que toute la campagne du PS a été fondée uniquement sur son caractère, et sur le fait qu'il devait faire peur».

Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy
«Il a été très clair et très précis, ce qui n'a pas été le cas de Ségolène Royal qui tout au long de ce débat a été très floue, voire dans la confusion (...) Elle a ajouté de la confusion à la confusion, du flou au flou».

Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy

«On a eu un débat entre candidats à la présidence de la République (...) Le débat a montré que Nicolas Sarkozy était préparé à l'exercice du pouvoir, qu'il a une parfaite maîtrise de lui, qu'il connaît parfaitement ses dossiers».

Patrick Ollier (UMP), président de l'Assemblée nationale
«Nicolas Sarkozy fait preuve d'une fantastique connaissance des dossiers». Il «a ainsi démontré sa capacité à diriger la France face à une candidate socialiste affichant des bonnes intentions sans être capable d'apporter les clarifications nécessaires à la compréhension de son projet».

Xavier Bertrand, porte-parole de campagne du candidat UMP :
«Ce soir c'est Nicolas Sarkozy qui inspirait confiance et le débat va renforcer la dynamique autour de lui». «Les Français attendaient beaucoup de précisions», a-t-il insisté en citant les 35 heures, la Turquie et les retraites. «Il n'y a pas photo, Nicolas Sarkozy est précis et concret».

«Dans ce débat, il y a le projet pour la France, l'aspect précis des choses et la façon de garder la sérénité sur les dossiers». Or, a-t-il dit, «la sérénité était du côté de Nicolas Sarkozy». Quant à la forme du débat, «il y a eu davantage de respect de la part de Nicolas Sarkozy».

Jean-Christophe Lagarde, député UDF
«Un débat pénible. Je déplore le manque de crédibilité de Mme Royal pour occuper la fonction présidentielle. Son projet économique semble généreux, il n'est que flou et dangereux. J'ai compris pourquoi les soutiens de la candidate socialiste s'acharnaient à fasciser de façon irresponsable M. Sarkozy, au risque de faire naître des incidents graves au soir du deuxième tour de l'élection».

A GAUCHE

François Hollande, premier secrétaire du PS
«Le débat a été fructueux. Ségolène a conduit et même dominé l'échange. Elle a imposé une force de caractère, une force de conviction et aussi la force de son projet. A bien des égards, elle a mis Nicolas Sarkozy en difficulté, notamment sur son thème de prédilection, travailler plus pour gagner plus, ce qui est apparu comme une illusion, pour ne pas dire une supercherie, et c'est sur ses propositions qu'elle a nourri l'échange».

Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal «Ségolène Royal a été époustouflante de bout en bout. Avec une pêche d'enfer elle a donné le la en permanence. Elle est apparue avec évidence comme la présidente de la France. Sa stature, son autorité, sa compétence se sont imposées avec éclat.»

Selon lui, Ségolène Royal «a montré ce qu'on attendait d'elle mais qui pouvait toujours susciter une interrogation: elle a montré de la crédibilité. Elle a montré aussi de la cohérence, de la capacité à exercer les fonctions. (…) Lorsqu'elle s'est mise en colère, elle avait toute la raison pour elle (...). Elle a eu raison de mettre de la pression sur Nicolas Sarkozy. Enfin, elle a bien fait apparaître que Nicolas Sarkozy était le candidat sortant, y compris sur la sécurité».

Interrogée sur le fait que la candidate a dit ne pas se sentir engagée par la proposition qu'il avait faite sur une éventuelle part de CSG pour financer les retraites, le premier secrétaire a répondu: «elle a raison: il n'y a pas de troisième personnage dans un débat».

Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal
Ségolène Royal «a dominé le débat de A à Z. Il n'y a pas eu de moment où Nicolas Sarkozy a réussi à imposer un tant soit peu ses idées. Elle a gagné ce débat (…). Il y avait ce mélange extraordinaire dans une femme exceptionnelle».

Le porte-parole de campagne de Ségolène Royal, Vincent Peillon
«Ce soir, le masque est tombé et nous avons pu voir un Nicolas Sarkozy en permanence sur la défensive, à la fois imprécis comme sur le nucléaire ou indécent comme sur les enfants handicapés». (…) Sorti de la fuite devant ses responsabilités et de son bilan, il n'a rien à proposer, si ce n'est des discours lénifiants et des droits opposables».

«Dimanche, les Français devront s'en souvenir, en se servant de leur bulletin de vote comme d'un droit opposable à Sarkozy. Face à lui, les Français ont pu faire connaissance avec celle qui mérite de devenir demain leur présidente».

«Ségolène Royal a fait preuve ce soir d'autorité et de compétence, de cohérence et de courage. Ce débat, tant attendu, aura été utile. Ségolène Royal a pu faire la différence».

Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal
«Ceux qui ne connaissaient pas Ségolène Royal ont découvert une présidente, une femme d'autorité, de convictions. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été sur la défensive. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à une telle confrontation et à une telle intensité. Ceux qui ont voté pour elle au premier tour, comme tous ceux qui doutent, se disent: “c'est une sacrée bonne femme”.»

Yann Wehrling, porte-parole des Verts
«Nicolas Sarkozy fait preuve d'une totale incompétence sur les questions de l'écologie. Il se contente de micro-mesures, comme les agrocarburants, totalement à côté des enjeux. Ségolène Royal fait vraiment la différence par exemple en développant les capacités de création d'emplois en matière d'écologie et la politique fiscale écologique».