«L’appel de Paris» pour sauver la planète

P.B. avec AFP

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«Il en va de l’avenir de l’humanité.» Samedi, Jacques Chirac a clôturé la Conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale en appelant une nouvelle fois à la création d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement. Cet «appel de Paris» est soutenu par une quarantaine de pays, dont l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

Pour le président de la République, il faut adopter immédiatement une «croissance respectueuse de l’environnement», car c’est bien l’action de l’homme qui «détruit la nature à une vitesse effrayante», à tel point que «nous sommes au seuil de l’irréversible», a martèle Jacques Chirac.

Le double discours de Washington

S’il a loué l’action du Canada, le président a souligné que certains grands pays riches devaient «encore être convaincus» de cette réalité. Les Etats-Unis qui ont justement salué de manière très diplomatique le rapport alarmiste du Giec remis vendredi. Pour la Maison blanche, ce rapport va permettre de mieux comprendre les «défis du changement climatique».

Dans les faits, le secrétaire à l’Energie a répété qu’il n’était pas question d’accepter des restrictions qui risqueraient d’avoir des «conséquences non voulues notamment sur l’emploi. Ce qui n’a pas empêché la sénatrice démocrate de Californie de demander au président Bush d’organiser un sommet rassemblant les 12 principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre.