La gauche dénonce le «théâtre» de Sarkozy

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Nicolas Sarkozy, plébiscité dimanche par l'UMP pour porter les couleurs du parti à la présidentielle, s'est immédiatement tourné "vers tous les Français", en affirmant vouloir être "le président de la France réunie".
Nicolas Sarkozy, plébiscité dimanche par l'UMP pour porter les couleurs du parti à la présidentielle, s'est immédiatement tourné "vers tous les Français", en affirmant vouloir être "le président de la France réunie". — Dominique Faget AFP

Unanimité au sein de son parti pour investir Nicolas Sarkozy, unanimité aussi à gauche pour la dénoncer. Dimanche, les ténors de l’opposition ont critiqué le «Barnum» mis en place à grands frais par l'UMP (dixit Marie-George Buffet, la candidate du PCF).

Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste et ancien rival de Ségolène Royal au PS, a décelé "du Berlusconi" chez le président de l'UMP, en critiquant «une cérémonie», un «théâtre» très «significatifs de ce qu'est Nicolas Sarkozy». Julien Dray, le porte-parole du PS a attaqué «la droite violente française qui revient au galop». «Derrière le spectacle médiatique organisé, Nicolas Sarkozy vient de prononcer un discours extrêmement inquiétant pour nos concitoyens et notre pays». Selon lui, «on est très loin de la France rassemblée qui se remet en marche».

«Nicolas Sarkozy est un metteur en scène hors norme de lui-même et de sa prise de pouvoir, mais qui trompe-t-il?», a lancé Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire. Il «prétend maintenant défendre les travailleurs, mais il se fait applaudir par l'université d'été du Medef avec les embrassades de la présidente Parisot; il ose féliciter Jacques Chirac pour son veto contre les Etats-Unis dans la guerre en Irak, mais il est allé dire le contraire à George W. Bush en critiquant devant ce dernier l'arrogance francaise», a-t-il dénoncé.

De son côté, la candidate socialiste Ségolène Royal,  partie à la rencontre d'agriculteurs de sa région de Poitou-Charentes, a refusé de commenter le sacre de son rival.