Le déficit budgétaire inférieur à 40 milliards d'euros en 2006

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Le gouvernement lance pour la cinquième fois en un an une vague d'audits des administrations de l'Etat, tout en continuant à publier les résultats des 104 audits déjà effectués, espérant réaliser grâce à eux jusqu'à 7 milliards d'euros d'économies.
Le gouvernement lance pour la cinquième fois en un an une vague d'audits des administrations de l'Etat, tout en continuant à publier les résultats des 104 audits déjà effectués, espérant réaliser grâce à eux jusqu'à 7 milliards d'euros d'économies. — Frd Dufour AFP/Archives

Le déficit budgétaire de la France devrait s'établir «entre 38 et 39 milliards» d'euros en 2006, et en tout cas «en-dessous de 40 milliards», contre 42,4 milliards d'euros prévus par le collectif budgétaire, a indiqué mercredi matin le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, sur France 2 dans l'émission «Les quatre vérités».

«Nous étions, lorsque la gauche a quitté le gouvernement en 2002, à plus de 49 milliards» d'euros de déficit budgétaire, a rappelé Jean-François Copé.
En 2005, le déficit budgétaire s'était élevé à 43,5 milliards d'euros. Il avait été fixé à 46,9 milliards d'euros en loi de finances initiale pour 2006, puis ramené à 42,4 milliards d'euros dans la loi de finances rectificative votée fin décembre.
Cette réduction avait été permise par un surplus de recettes fiscales que le ministère du Budget estimait, mi-novembre, à 5,1 milliards d'euros. Le ministre du Budget n'a pas dit mercredi si la réduction du déficit s'expliquait par des recettes fiscales supérieures à ce chiffre, préférant citer «la bonne santé de l'économie» ainsi que la consommation des français, rendue possible par une baisse d’impôts.


Le ministre a par ailleurs rappelé que la réforme de l'impôt sur le revenu votée en 2005 était entrée en vigueur le 1er janvier, notamment le bouclier fiscal. Ce mécanisme plafonne les impôts directs payés par un contribuable à 60% de ses revenus. Il pourra donner lieu à des remboursements par l'Etat dès 2007 sur les impôts payés en 2006, a rappelé le ministre.