Un mort et un blessé après PSG - Hapoël Tel-Aviv

S.C. avec AFP

— 

Un policier a tué par balle un supporteur du PSG et en a blessé gravement un autre jeudi soir, apparemment en se portant au secours d'un supporteur israélien en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv qui s'est tenu au Parc des Princes à Paris.
Un policier a tué par balle un supporteur du PSG et en a blessé gravement un autre jeudi soir, apparemment en se portant au secours d'un supporteur israélien en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv qui s'est tenu au Parc des Princes à Paris. — Stéphane de Sakutin AFP

Un policier en civil a tué par balle un supporteur du PSG et en a blessé gravement un autre jeudi soir, apparemment en portant secours à un supporteur israélien en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv qui s'est tenu au Parc des Princes, à Paris. [Regarder sur DailyMotion les tribunes jeudi].

Selon la préfecture de police de Paris, il aurait été violemment pris à partie par des supporters du PSG, à la hauteur de la porte de Saint-Cloud dans une rue non loin du Parc. Il fait alors usage d'une bombe lacrymogène afin de se dégager puis tire deux coups de feu. Deux personnes, parmi le groupe de 150 supporteurs du PSG, sont touchées : un jeune homme, âgé d'environ 20 ans selon des témoins, décède, l'autre, blessé, est hospitalisé dans un état jugé grave.

Pourchassé par le groupe de supporteurs, le policier se réfugie dans un restaurant Mac Donald's, dont des vitres volent en éclat. Les renforts arriveront plus tard pour arrêter incidents et bagarres.

L'inspection générale des services (IGS - "police des polices") a été saisie de l'enquête. Des témoins ont fait état de "confusion" et d'une "extrême tension" lors des faits et l'enquête s'avère difficile "pour cette raison", selon une source policière.

Sur place, des témoignages recueillis par l'AFP ont globalement confirmé la version policière. Certains des témoins ont affirmé que le policier ne portait pas de brassard "police", contrairement à l'usage. «On aurait pu croire à tout : un voyou, un quidam, mais pas à un policier. On pensait qu'il avait un pistolet à grenaille », affirme l'un d'eux.

Selon ces mêmes témoins, le policier a longtemps tenu en joue le groupe de supporteurs avec son arme avant de tirer « trois ou quatre coups de feu » sur ce groupe.

Selon Luc Poignant, un responsable du Syndicat général de la police (SGP - FO) présent sur les lieux du drame, le policier « n'avait pas d'autre choix que de se défendre et protéger une autre personne », soutenant qu’«il a agit en état de légitime défense.»

Si vous étiez au Parc jeudi soir, racontez nous l'ambiance par mail à multimedia @ 20minutes.fr