Violence en Allemagne : la faute aux jeux vidéo?

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L'homme masqué et armé qui s'était introduit lundi matin dans un école d'Emsdetten (nord-ouest de l'Allemagne) est mort après avoir tiré et blessé plusieurs personnes, a indiqué la police sans préciser avec certitudes les circonstances de son décès.
L'homme masqué et armé qui s'était introduit lundi matin dans un école d'Emsdetten (nord-ouest de l'Allemagne) est mort après avoir tiré et blessé plusieurs personnes, a indiqué la police sans préciser avec certitudes les circonstances de son décès. — Michael Gottschalk AFP/DDP

Les jeux vidéo montrés du doigt. Les experts s'interrogeaient lundi en Allemagne sur les jeux vidéo violents après qu'un jeune homme de 18 ans, a ouvert le feu dans son ancien collège et blessé plusieurs personnes avant de se donner la mort.

"Je suis en faveur d'une étude de l'interdiction de jeux de combat", a dit Dieter Wiefelspütz, spécialiste des affaires intérieures du parti social-démocrate (SPD), au journal en ligne Netzzeitung.

Le quotidien Neue Osnabrücker Zeitung rapporte dans son édition de mardi que Sebastian Bosse, qui a blessé au total 27 personnes dans le collège technique de Emsdetten (nord-ouest), était un fervent adepte du jeu Counter-Strike. Ce jeu dit de "tir subjectif", très populaire, met en scène des équipes de forces de l'ordre et de terroristes qui doivent s'éliminer.

La question d'un plus grand encadrement psychologique dans les écoles se posait aussi alors que sur son site internet, Sebastian Bosse faisait part de sa rancoeur envers son ancien établissement où il se sentait "un perdant."

"Il faut un psychologue par école", a réclamé Stefan Drewes, dirigeant de l'équipe de psychologues scolaires de Düsseldorf (ouest). "Il faut tout faire pour que personne n'ait l'impression d'être un perdant", a déclaré pour sa part le groupement d'enseignants Bildung und Erziehung.