Ségolène Royal a salué samedi à Narbonne (Aude) "l'héritage" de Léon Blum, député de la ville dans les années 30, celui de "l'ancrage démocratique du socialisme français" mais aussi "l'homme qui sut porter un regard neuf sur son époque".
Ségolène Royal a salué samedi à Narbonne (Aude) "l'héritage" de Léon Blum, député de la ville dans les années 30, celui de "l'ancrage démocratique du socialisme français" mais aussi "l'homme qui sut porter un regard neuf sur son époque". — Pascal Guyot AFP

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Royal accusée de harcèlement moral

Le directeur du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes a porté plainte contre Ségolène Royal

C'est une affaire qui tombe mal pour Ségolène Royal. Le matin même du dernier débat entre les trois prétendants socialistes à l'investiture, le quotidien Sud-Ouest révèle en effet que la candidate socialiste préférée des sondages est l'objet, depuis lundi, d'une plainte pour harcèlement moral. Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain (Frac) de Poitou-Charentes, accuse Royal en sa qualité de présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes et de présidente du Frac «d'avoir porté atteinte à sa dignité ainsi qu'à sa santé physique et mentale en étant à l'origine de la dégradation de ses conditions de travail», rapporte le quotidien.

Selon Sud-Ouest, les relations entre Royal et Chupin ont toujours été inexistantes. Mais quand la «Zapatera du Poitou», connue pour gérer sa région de main de fer, décide unilatéralement de délocaliser le Frac en pleine campagne viennoise, elle affirme alors que le directeur n'est «pas l'homme de la situation».

C'est le début, raconte Sud-Ouest, d'une série de vexations. «Le comportement de Mme Royal est totalement déloyal envers un homme qu'elle a attaqué personnellement, qu'elle a isolé et exposé délibérément au mépris public alors qu'il est un professionnel de la culture reconnu», insiste l'avocat de Chupin.

Le cabinet de Ségolène Royal, contacté par Sud-Ouest, n'a pas souhaité répondre aux accusations du directeur du Frac.

Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal se retrouve accusée par d'anciens subordonnés. Trois assistantes parlementaires ont saisi les prud'hommes de Niort concernant un litige salarial et obtenu en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines.