Marchés d'IDF: quatre ans avec sursis requis contre Roussin

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Le procès en appel du scandale des marchés publics d'Ile-de-France a débuté mardi devant la 9e chambre de la cour d'appel de Paris par la description du vaste système frauduleux qui a financé pendant des années les principaux partis politiques.
Le procès en appel du scandale des marchés publics d'Ile-de-France a débuté mardi devant la 9e chambre de la cour d'appel de Paris par la description du vaste système frauduleux qui a financé pendant des années les principaux partis politiques. — Joël Saget AFP

Quatre ans de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende ont été requis mardi contre l'ex-bras droit de Jacques Chirac à la mairie de Paris, Michel Roussin, dans le procès en appel du scandale politico-financier des marchés publics d'Ile-de-France, dans les années 1990.
M. Roussin compte parmi les onze prévenus comparaissant dans ce nouveau procès depuis le 17 octobre, devant la 9e chambre de la cour d'appel de Paris.
Reconnu coupable de complicité et recel de corruption, il a été condamné en première instance, en octobre 2005, à 4 ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende, et à la privation de ses droits civiques et familiaux pour cinq ans.
Lundi dans le début de son réquisitoire l'avocat général Jean-Louis Pérol avait demandé à la 9e chambre de la cour d'appel de "confirmer la condamnation" de Michel Roussin.
En tant que proche et même "homme de confiance" de Jacques Chirac - alors maire de Paris et président du RPR, ancêtre de l'UMP - "il était dans l'ordre des choses qu'il (M. Roussin) soit associé à l'organisation du financement du parti", avait déclaré M. Pérol.

Quant à Louise-Yvonne Casetta, le procureur a requis deux ans de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Elle est soupçonnée d'avoir été la trésorière occulte du RPR, dans le procès en appel du scandale politico-financier des marchés publics d'Ile-de-France, dans les années 1990. Reconnue coupable de complicité et recel de corruption, elle avait été condamnée en première instance, en octobre 2005, à 20 mois avec sursis et 10.000 euros d'amende.