Mont Sainte-Odile : les parties civiles satisfaites

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AFP TV

Relaxe pénale des six prévenus mais condamnation au civil d'Airbus et d'Air France. Le tribunal correctionnel de Colmar a estimé mardi que les six prévenus poursuivis après le crash aérien du Mont Sainte-Odile, n'avaient "pas commis de faute pénale", aucune "faute caractérisée" n'ayant été relevée à leur encontre.

L'association des familles des victimes "Echo" se voit attribuer 500.000 euros d'indemnités, au titre du recouvrement des frais du procès, et certaines familles de victimes des sommes allant de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Les parties civiles, par la voix de Me Hervé Thémine, avocat d'Echo, se sont dites toutefois "extrêmement satisfaites". "L'opiniâtreté paie", a déclaré l'avocat aux journalistes présents, évoquant une décision "juste" et "capitale". Il a souligné que la reconnaissance de la "responsabilité intégrale" d'un constructeur et d'une compagnie aérienne suite à un crash aérien est une première en France.

La condamnation a provoqué la colère de Bernard Ziegler, ancien directeur technique d'Airbus Industrie. A sa sortie du tribunal, il a qualifié le jugement de "scandaleux" car "l'avion était parfait".

Le Parquet avait requis en juin dernier un an de prison avec sursis contre Bernard Ziegler, Daniel Cauvin, ex-directeur général adjoint d'Air-Inter, et Claude Frantzen, ancien chef du contrôle technique de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), et neuf mois avec sursis contre Eric Lammari, contrôleur aérien à l'aéroport de Strasbourg-Entzheim au moment du crash.

20minutes.fr avec Marine Jobert à Colmar

Plus d'infos sur les catastrophes aériennes sur le blog des auteurs du "Livre noir du transport aérien"