Clearstream: Villepin entendu par les juges

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Dominique de Villepin a présidé lundi matin à Matignon le 12ème Comité interministériel sur l'Europe, retransmis en direct, une première, par la chaîne de télévision Public Sénat.
Dominique de Villepin a présidé lundi matin à Matignon le 12ème Comité interministériel sur l'Europe, retransmis en direct, une première, par la chaîne de télévision Public Sénat. — Patrick Kovarik AFP

Les deux juges d'instruction de l'affaire Clearstream affirment dans une lettre au parquet de Paris que l'audition de Dominique de Villepin "apparaît utile à la manifestation de la vérité" et interviendra "au moment opportun", selon une source judiciaire confirmant une information de l'Est Républicain.
Le parquet avait adressé le 28 octobre à Jean-Marie d'Huy et Henri Pons des réquisitions dans lesquelles il demandait notamment l'audition comme simples "témoins" du Premier ministre et de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
Les deux juges d'instruction écrivent dans leur réponse datant de lundi que cette "audition apparaît effectivement utile à la manifestation de la vérité et interviendra au moment où nous l'aurons jugé opportun au regard des éléments du dossier d'information".
"Il nous appartiendra alors d'apprécier le statut sous lequel M. de Villepin devra être entendu", ajoutent-ils dans ce "soit-transmis" (réponse au Parquet, ndlr) intégralement retranscrit dans le quotidien régional.
Concernant l'audition sous le même statut de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, elle était "d'ores et déjà prévue", répliquent MM. d'Huy et Pons. "En conséquence, des réquisitions de ce chef apparaissent sans objet", affirment-ils.
La ministre de la Défense sera entendue comme simple témoin vendredi, avait-on appris lundi auprès du ministère de la Défense.
Pour ce qui est des réquisitions de mise en examen de Florian Bourges, ancien auditeur chez Arthur-Andersen, et de nombreuses confrontations, les magistrats jugent que "ces actes, qui apparaissent à l'évidence utiles à la manifestation de la vérité, devront naturellement être effectués dans le cadre du déroulement normal de l'information dont la conduite et la maîtrise relèvent de notre entière responsabilité".
"Les réquisitions de ces actes s'évèrent dès lors superfétatoires", commentent-ils.