Enquête Paris-SG: l'ancien président Francis Graille mis en examen

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Canal+ a officialisé mardi dans un communiqué la cession du Paris SG (L1) au fonds d'investissement américain Colony Capital, associé au fonds d'investissement Butler Capital Partners et au groupe de services financiers Morgan Stanley.
Canal+ a officialisé mardi dans un communiqué la cession du Paris SG (L1) au fonds d'investissement américain Colony Capital, associé au fonds d'investissement Butler Capital Partners et au groupe de services financiers Morgan Stanley. — Daniel Janin AFP/Archives

Francis Graille, ancien président du Paris SG (2003-2005), a été mis en examen jeudi dans le second volet de l'enquête sur les transferts douteux du club parisien (L1 de football) centré sur les agents de joueurs, a-t-on appris de source proche du dossier.
M. Graille a été mis en examen pour "faux et usage de faux et travail dissimulé" par la juge financière Françoise Desset, chargée d'instruire le dossier du PSG avec le juge Renaud van Ruymbeke.
L'ancien président avait déjà été mis en examen le 3 mars 2006 pour "travail dissimulé et usage de faux" dans le premier volet de cette enquête consacré à un système de faux contrats à l'image avec l'équipementier sportif Nike.
Un autre président du Paris SG, Laurent Perpère, qui a précédé Francis Graille à la tête du club (1998-2003) a également été mis en examen le 19 octobre dans le volet des agents de joueurs après avoir été poursuivi dans le volet Nike (6 avril 2006).
Trois agents de joueurs, Ranko Stojic, Richard Bettoni et Roberto Rodriguez sont également poursuivis dans le second volet de ce dossier, tout comme l'ancien directeur financier du club, Pierre Frelot.
Les juges soupçonnent l'existence d'un vaste système de fraude organisée au sein du PSG entre 1998 et 2003 visant à répondre aux exigences financières de joueurs et entraîneurs en limitant les charges sociales et fiscales versées par le club.
Un second volet de l'enquête, consacré aux agents, s'est ouvert l'été dernier lorsque le procureur de la République de Paris a délivré aux juges un réquisitoire supplétif pour "faux et usage de faux et exercice illégal de la profession d'agent de joueurs".
Selon les enquêteurs, certains agents auraient perçu des surcommissions (supérieures aux 10% légaux) lors du transfert de leur joueur au Paris SG et les auraient ensuite reversées à leur poulain comme compléments de salaires non-déclarés.
Une quinzaine d'agents pourraient être poursuivis pour des pratiques frauduleuses constatées à l'occasion de seize transferts dont ceux de l'attaquant Nicolas Anelka, du milieu de terrain nigérian Jay Jay Okocha, de l'avant-centre portugais Miguel Pauleta et du milieu de terrain brésilien Paulo César, les deux derniers joueurs étant encore en activité au PSG.