La justice ordonne la fermeture du site du leader de la tribu Ka

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Le conseil des ministres a décidé mercredi la dissolution de la "tribu Ka", groupuscule noir ultra-radical et antisémite, a rapporté le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.
Le conseil des ministres a décidé mercredi la dissolution de la "tribu Ka", groupuscule noir ultra-radical et antisémite, a rapporté le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé. — Jean Ayissi AFP/Archives

Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonné lundi à Kemi Seba, le leader de la tribu Ka, groupuscule noir extrémiste dissout fin juillet, de rendre inaccessible son site internet en raison du caractère antisémite de son contenu.
La fermeture de ce site doit être effective dans les 48 heures, précise l'ordonnance du juge des référés qui avait notamment été saisi lundi dernier par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).
S'il ne se soumet pas à cette ordonnance, Stellio Capochichi alias Kemi Seba, leader de la tribu Ka, devra payer une astreinte de 1.500 euros par infraction constatée et jour de retard.
Le juge Emmanuel Binoche a estimé que M. Seba a "d'évidence excédé les nécessaires limites de la liberté d'expression en stigmatisant les juifs présentés comme responsables de la traite des noirs, de telle manière qu'il puisse en résulter troubles et violences".
"En évoquant la nécessité d'+éradiquer cette mafia sioniste+, le fait que +la pieuvre sioniste détruit tout sur son passage en asphyxiant toute trace de dignité humaine+, le défendeur (Kemi Seba, ndlr), en reprenant la thèse imaginaire du complot, ne peut sérieusement pas contester qu'il entend bien stigmatiser un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une confession, et aussi une race", ajoute la décision.