Sarkozy autorise un couple d'expulsés de Cachan à rester

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Le mariage homosexuel, "j'y ai beaucoup réfléchi et j'y suis opposé, tout comme à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels", affirme Nicolas Sarkozy, très probable futur candidat présidentiel, dans le Figaro Magazine,  lui qui gardait le silence, jusqu'alors, sur ce thème.
Le mariage homosexuel, "j'y ai beaucoup réfléchi et j'y suis opposé, tout comme à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels", affirme Nicolas Sarkozy, très probable futur candidat présidentiel, dans le Figaro Magazine, lui qui gardait le silence, jusqu'alors, sur ce thème. — Patrick Kovarik AFP

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a décidé d'accorder un titre de séjour temporaire à un couple de Maliens expulsés du squat de Cachan et placés en centre de rétention sans leur enfant de deux ans, selon un communiqué de son ministère publié mardi.
M. Sarkozy "a été personnellement informé de la situation des époux Doumbia. Ces ressortissants maliens, qui ont été évacués du +squat+ de Cachan, ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière le 31 août dernier et ont été placés dans un centre de rétention administrative. Leur enfant, né en 2004 en France, a alors été accueilli par le service de l'aide sociale à l'enfance, à Vitry", selon le texte.
"La famille Doumbia, arrivée en 2003 en France, n'a pas d'attaches fortes avec notre pays et, au demeurant, l'enfant Siaka n'est pas scolarisé. La situation de cette famille ne relève aucunement de la circulaire du 13 juin et ne saurait être régularisée à ce titre", affirme le ministère, relevant néanmoins un "élément nouveau" qui amène M. Sarkozy à accorder, "à titre humanitaire, une autorisation de séjour temporaire à M. et Mme Doumbia".
"L'état de santé de leur enfant est d'une exceptionnelle gravité, comme l'atteste l'hôpital Robert Debré. Cette maladie nécessite des soins dont il n'est pas certain qu'ils puissent être correctement assurés, à court terme, au Mali", selon le texte.
"Dès lors qu'il n'est pas envisageable de séparer la famille, il est préférable d'autoriser M. et Mme Doumbia à séjourner en France, aux côtés de leur enfant, pendant toute la durée nécessaire aux soins de celui-ci", estime le ministère.
Des responsables associatifs, comme l'abbé Pierre, qui l'a écrit dans une lettre au président Jacques Chirac, ainsi que politiques, s'étaient émus du sort de l'enfant, séparé de ses parents à la suite de leur interpellation dans un hôtel à Orly où ils étaient hébergés après leur expulsion de Cachan.